prosterné, ée

PROSTERNÉ, ÉE

(pro-stèr-né, née) part. passé de prosterner
Qui s'est couché à terre en signe d'adoration ou de respect.
À ces mots il se couche ; et chacun étonné Admire le grand cœur, le bon sens, l'éloquence Du sauvage ainsi prosterné [LA FONT., Fabl. XI, 7]
Les rois des nations, devant toi prosternés, De tes pieds baisent la poussière [RAC., Ath. III, 7]
Le moment de l'élévation de l'hostie fut celui qu'on prit pour le meurtre, afin que le peuple attentif et prosterné ne pût en empêcher l'exécution [VOLT., Mœurs, 105]
Fig.
Imaginez-vous toute la nature humaine prosternée devant la majesté de Dieu, demandant miséricorde [BOSSUET, Exercice de la sainte messe.]
Vous voyez l'univers prosterné devant vous [RAC., Esth. II, 1]
Substantivement.
Ce pénitent veut être réconcilié.... il a été postulant, auditeur, prosterné ; faites-le remonter au rang des élus [CHATEAUBR., Mart. XX]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    PROSTERNÉ.
  • Substantivement. Ajoutez : Les prosternés, le second ordre des catéchumènes.