puritain, aine

PURITAIN, AINE

(pu-ri-tin, tè-n') s. m. et f.
Nom donné à chacun des membres d'une secte protestante ainsi appelée parce qu'elle prétend être plus purement attachée que les autres presbytériens à la lettre de l'Écriture ; elle rejette la hiérarchie.
Les calvinistes se vantaient d'être ceux des réformés qui s'attachaient le plus purement à la lettre de l'Écriture ; ce qui fut cause qu'on leur donna le titre de puritains en Angleterre et en Écosse [BOSSUET, Var. IX, 75]
Ces puritains, espèces de calvinistes, se réfugièrent, vers l'an 1620, dans ce pays nommé depuis la Nouvelle Angleterre [VOLT., Mœurs, 153]
Adjectivement. Un ministre puritain. La secte puritaine.
Il y a là dedans [des vers de Thomson] un sentiment de cette piété puritaine et candide ; il y a quelque chose de cette exaltation naïve de l'Écosse qui s'anime pour l'amour de la patrie, et d'une patrie du Nord [VILLEMAIN, Litt. fr. XVIIIe siècle, 2e part. 2e leç.]
Cette action de l'esprit français, qui tout à coup, dans l'Écosse puritaine, fait briller une littérature.... [ID., ib. 2e part. 3e leç.]
Se dit, par extension, de ceux qui affectent une grande rigidité de principes moraux ou politiques.

ÉTYMOLOGIE

  • Angl. puritan, du lat. purus, pur, par l'intermédiaire de puritas.