putatif, ive

PUTATIF, IVE

(pu-ta-tif, ti-v') adj.
Réputé pour être ce qu'il n'est pas.
Le vieux chevalier Destouches Canon, père putatif de d'Alembert [VOLT., Lett. en vers et en prose, 162]
Terme de jurisprudence. Mariage putatif, mariage que les parties ont contracté à tort, mais de bonne foi, dans l'ignorance où elles sont des empêchements qui s'opposaient à leur union.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Et qui pis est, il advenrra Que celle femme ja n'ara Hoir ne enfant de son espoux, Qui cuide que cilz sien soit toux [tel], Et il n'est que fils putatis, Li maris peres vocatis [E. DESCH., Poésies mss. f° 568]
  • XVIe s.
    Le cardinal de Bourbon, le roy putatif [du temps de la Ligue], disoit qu'il n'y a chaleur que d'un jeune prestre [BELLIÈVRE et SILLERY, Mém. p. 202, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. putativus, de putare, penser, compter.