quaker ou quakre

QUAKER ou QUAKRE

(koua-kr') s. m.
Membre d'une secte chrétienne, qui s'éleva, en Angleterre, vers 1650, et qui compte des prosélytes dans ce pays, aux États-Unis et en Hollande ; elle enseigne que Dieu donne à tous les hommes une lumière intérieure, qui dispense de l'intervention des prêtres ou pasteurs ; et qu'il n'est permis ni de faire aucun serment, ni de plaider en justice, ni de faire la guerre, ni de porter les armes.
C'est ainsi que Fox, un misérable paysan, établit de nos jours la secte des quakers parmi les paysans d'une de nos provinces [VOLT., Philos. Exam. Bolingbr. 10]
Ceux que l'on appelait alors anabaptistes sont les pères de ces quakers pacifiques dont la religion a été tant tournée en ridicule, et dont on a été forcé de respecter les mœurs [ID., Mœurs, 136]
Les enfants [des quakers], enrichis par l'industrie de leurs pères, veulent jouir, avoir des honneurs, des boutons et des manchettes ; ils sont honteux d'être appelés quakers, et se font protestants pour être à la mode [ID., Dict. phil. Quakers.]
L'enthousiasme qui naissait et des méditations et des discours irrita dans ces sectaires la sensibilité du genre nerveux, au point de leur occasionner des convulsions ; c'est pour cela qu'on les appela quakers, qui signifie en anglais trembleurs [RAYNAL, Hist. phil. XVIII, 3]
Au féminin, quakeresse.
Elle [la princesse palatine Élisabeth] eut plusieurs conférences avec eux [les quakers] ; ils prêchèrent souvent chez elle ; et, s'ils ne firent pas d'elle une parfaite quakeresse, ils avouèrent au moins qu'elle n'était pas loin du royaume des cieux [VOLT., Dict. phil. Quakers, 2]

ÉTYMOLOGIE

  • Angl. quaker, trembleur, de to quake, trembler, un tremblement les saisissant quand ils se sentent excités par une inspiration à prêcher.