question

question

n.f. [ lat. quaestio, de quaerere, chercher ]
1. Demande faite pour obtenir une information, vérifier des connaissances : Le juge lui a posé beaucoup de questions.Posez vos questions sur notre site interrogez-nous interrogation
2. Domaine, matière à examiner ou à discuter : Cette question sera au centre des débats point, sujet affaire
3. Difficulté portant sur un sujet particulier : Ils font grève pour des questions de salaire problème
4. Technique de contrôle parlementaire qui permet d'interroger le gouvernement : Question écrite, orale.
5. Autref., torture appliquée aux accusés pour les faire avouer : Soumettre qqn à la question.
En question,
dont il s'agit, dont on parle : Le logiciel en question offre des possibilités nouvelles.
Être en question,
poser un problème ; être en cause : La sécurité dans les transports est maintenant en question.
Faire question,
être douteux, discutable : Ses capacités d'adaptation font question.
Il est question de,
il s'agit de : Une émission où il est question de la pollution.
Il n'en est pas question ou c'est hors de question,
exprime un refus catégorique.
Mettre qqch en question,
faire naître des doutes à ce sujet : Sa gestion a été mise en question.
Question ou question de (+ n.),
Fam. en ce qui concerne... : Question organisation, tout est prévu.
Question de confiance,
dans un régime parlementaire, procédure par laquelle le chef du gouvernement invite une assemblée à approuver sa politique par un vote.
Question de principe,
règle à observer en toutes circonstances : Elle veut payer sa part, pour elle c'est une question de principe.
Question prioritaire de constitutionnalité,
Remettre qqch en question,
cesser de le considérer comme acquis, rouvrir le débat à ce sujet.

QUESTION

(kè-stion ; en vers, de trois syllabes) s. f.
Demande à l'effet de s'informer de quelque chose.
Il m'a fait à l'abord cent questions frivoles [MOL., Fâch. I, 1]
Il sait vous embrasser, prendre part à votre joie, vous faire coup sur coup des questions empressées sur votre santé, sur vos affaires [LA BRUY., VIII]
Dans l'usage ordinaire, la première question qu'on fait sur une femme que l'on ne connaît point, c'est, est-elle belle ? la seconde, a-t-elle de l'esprit ? il arrive rarement qu'on fasse une troisième question [FONT., Dial. 3, Morts anc.]
Je suis venu voir votre pays, parce que j'aime assez les Français, quand ils ne font pas trop de questions [VOLT., l'Ingénu, 1]
Qui es-tu ? d'où viens-tu ? que fais-tu ? que deviendras-tu ? c'est une question qu'on doit faire à tous les êtres de l'univers, mais à laquelle nul ne répond [VOLT., Philos. ignorant, 1]
Docteur, vous éludez plutôt mes questions que vous n'y satisfaites [DIDER., Mém. t. IV, p. 204, dans POUGENS]
Il faudrait l'interroger avec adresse [un aveugle-né opéré de la cataracte], et éviter toutes les questions qui indiquent la réponse [CONDIL., Traité sens. III, 6]
Ironiquement. Quelle question ! Belle question ! se dit d'une question inutile ou ridicule.
Corbinelli me faisait l'autre jour une belle question.... [SÉV., 437]
Interrogation que l'on adresse à un élève pour s'assurer s'il sait les matières qu'il a étudiées. On lui a fait des questions difficiles. Il a mal répondu sur les questions d'histoire.
Proposition à examiner, à discuter.
On examine deux questions, l'une de fait, l'autre de droit : celle de fait consiste à savoir si M. Arnaud est téméraire pour avoir dit.... [PASC., Prov. I]
Il est très informé des questions du temps, et il sait parfaitement le secret des jésuites, chez qui il est à toute heure [ID., ib. II]
Ce n'est pas qu'ils ne traitent des questions assez curieuses [ID., ib. IX]
C'est sortir de la question [ID., ib. XII]
Sans entrer dans la question, si Dieu a résolu de toute éternité.... [BOSSUET, Ét. d'or. IV, 1]
Ne croyez pas que ce soit seulement la question de l'épiscopat, ou quelques chicanes sur la liturgie anglicane, qui aient ému les communes [ID., Reine d'Anglet.]
Comme il est impossible [dans l'administration de la justice] qu'il ne se trouve des difficultés et des questions compliquées [ID., Polit. VIII, III, 5]
Quelque temps après, l'empereur Héraclius entreprit de décider la question [des monothélites] de son autorité [ID., Hist. I, 11]
On demande si, en comparant les conditions.... on n'y remarquerait pas une espèce de compensation de bien et de mal.... celui qui est puissant, riche, et à qui il ne manque rien, peut former cette question ; mais il faut que ce soit un homme pauvre qui la décide [LA BRUY., IX.]
Ensuite on proposa la seconde question en ces termes : Quel est le plus malheureux de tous les hommes ? [FÉN., Tél. v.]
Lorsque ces deux grands prélats [Bossuet et Fénelon] furent brouillés par une question subtile et délicate, qui ne pouvait guère être une question que pour d'habiles théologiens [FONTEN., Malezieu.]
Une malheureuse question d'académie qu'il [J. J. Rousseau] lut dans un Mercure vint tout à coup dessiller ses yeux, débrouiller ce chaos dans sa tête, lui montrer un autre univers [J. J. ROUSS., 2e dialogue.]
Toute discussion philosophique ou oratoire suppose un doute à éclaircir, et l'objet du doute est la question, le point de la question [MARMONTEL, Œuv. t. IX, p. 542]
Toujours dans les questions douteuses, l'ignorant croit, le demi-savant décide, l'homme instruit examine [BIOT, Inst. Mém. scienc. 1806, 2e sem. (hist.), p. 226]
Une question bien posée est à moitié résolue, se dit en adage pour exprimer que, quand la question est claire et précise, les difficultés de la solution sont diminuées. Aborder la question, expression née pendant la Révolution, et blâmée par Mme de Genlis, Mém. t. V, p. 91, édit. 1825. Être en question, être l'objet d'une discussion.
Ce qui est en question entre nous, c'est de savoir.... [BOSSUET, Euch. III, 3]
J'admire comme cet écrivain soutient la vérité par des bévues continuelles, et suppose toujours ce qui est en question [VOLT., Lett. Morellet, 22 janv. 1768]
Mettre en question, révoquer en doute.
Vous ne mettez pas mon apostasie en question [PASC., Prov. XVII]
On ne met guère en question dans le monde, si la loi de Dieu nous fait un précepte de l'aumône [MASS., Carême, Aumône.]
Fig Mettre en question, compromettre, ébranler. Cela mit en question l'existence du ministère. Venir en question, être soumis au doute.
Tout jusqu'aux articles les plus importants, jusqu'à celui de la Trinité, viendraient l'un après l'autre en question [BOSSUET, 1er avert. 39]
C'est une question, la chose est douteuse.
Il est question de, il s'agit de ; il n'est pas question de, il ne s'agit pas de.
Il n'est pas toujours question des propositions d'Euclide pour se casser la tête ; un certain point d'épuisement fait le même effet [SÉV., 24 avr. 1689]
Rien ne se tourne du côté de la paix ; ainsi vendons nos grains... tout le monde me le conseille... il est présentement question de le pouvoir [ID., 25 janvier 1693]
Il n'est pas ici question d'examiner si ces idées [du gouvernement républicain] sont aussi solides que spécieuses [BOSSUET, Hist. III, 5]
Idoménée est dans les sentiments où je suis sûr que vous voudriez qu'il fût ; il n'est question que de vous en persuader [FÉN., Tél. X]
Je crus qu'il n'était question que d'un peu d'esprit et que j'étais impératrice [FONTEN., Athénaïs.]
Il était question de déterminer la courbe décrite par un projectile dans un milieu résistant, suivant une certaine loi qui renfermait une infinité de cas, et dont un seul jusqu'alors avait été résolu [D'ALEMB., Éloges, Bernoulli.]
Il n'est point question que, avec le subjonctif.
Il n'est point question qu'elle [une huile] guérisse si promptement, pourvu qu'elle guérisse [SÉV., 29 janv. 1685]
On dit de même : voici la chose, la personne dont il est question, dont est question. L'affaire en question, l'affaire dont il s'agit.
L'île en question est formée par le confluent de l'Isère et du Rhône [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. Ier, p. 392, dans POUGENS]
L'homme en question, l'homme dont on parle.
Nous étions prêts de nous mettre à table, quand on nous annonça l'ecclésiastique en question [MARIV., Pays. parv. 2e part.]
Il est question de, on parle de ; il n'est pas question de, on ne parle pas de.
Il n'en est plus question présentement [SÉV., 21]
Il est fort question de vous dans sa lettre [ID., 576]
Il fut question de ce que je deviendrais ; et, pour en causer plus à loisir, elle me retint à dîner [J. J. ROUSS., Confess. II]
Qu'il n'en soit plus question, qu'on n'en parle plus, que ce soit chose mise de côté.
J'y vais et pour y aller, et pour y être un peu, et pour y avoir été et qu'il n'en soit plus question [SÉV., 416]
Ne connaissons-nous pas une princesse qui se dépêcha de marier son amant, afin qu'elle n'eût plus envie de l'épouser, et qu'il n'en fût plus aucune question ? [ID., 30 juin 1680]
Dans les assemblées délibérantes, la question préalable, question préliminaire pour savoir si on délibérera oui ou non sur la chose proposée. Demander la question préalable sur une proposition, c'est demander qu'on n'en délibère pas. Cette proposition fut écartée par la question préalable. Question de cabinet, se dit d'une proposition faite par les ministres aux chambres, en déclarant qu'elle est à leurs yeux d'une importance assez grande pour leur faire quitter le portefeuille si elle est rejetée.
Question pour l'ami, cause problématique et que l'on peut décider, par faveur, dans un sens ou dans l'autre, sans trop blesser l'équité.
La torture infligée aux accusés et aux condamnés pour leur arracher des aveux. Question préparatoire, question ordonnée sur de simples indices. Question définitive, question ordonnée pour découvrir les complices, lorsque le criminel est condamné à mort. La question définitive est ou ordinaire ou extraordinaire, c'est-à-dire plus ou moins violente. Appliquer, mettre à la question.
Après cette confession, on n'a pas laissé de lui donner [à la Voisin], dès le matin, la question ordinaire et extraordinaire ; elle n'en a pas dit davantage [SÉV., 296]
La question est une invention merveilleuse et tout à fait sûre pour perdre un innocent qui a la complexion faible, et sauver un coupable qui est né robuste [LA BRUY., XIV]
On dit que les Cappadociens s'accoutumaient dès l'enfance à résister aux tourments, et qu'ils se donnaient la question les uns aux autres, pour s'endurcir contre les peines à quoi leurs faux témoignages les pourraient un jour exposer [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. IX, p. 568, dans POUGENS]
J'ai toujours présumé que la question, la torture, avait été inventée par des voleurs qui, étant entrés chez un avare, et ne trouvant point son trésor, lui firent souffrir mille tourments jusqu'à ce qu'il le découvrît [VOLT., Dict. phil. Question.]
Peña nous apprend que les inquisiteurs n'emploient ordinairement que cinq espèces de tourments dans la question, quoique Marsilius fasse mention de quatorze espèces [ID., Dict. phil. Inquisition.]
Il faut dire un mot de la torture, autrement nommée question, c'est une étrange manière de questionner les hommes [ID., Dict. phil. Torture.]
On a tant dit que la question est un secret presque sûr pour sauver un coupable robuste, et pour condamner un innocent d'une constitution faible, que ce raisonnement a enfin persuadé des nations entières [ID., Pol. et législ. Fragm. des instr. 4]
Le courage avec lequel il [Machiavel] résista aux tourments de la question qu'il subit, lui sauva la vie [DIDER., Opin. des anc. philos. (machiavélisme).]
L'accusateur peut demander qu'on applique à la question les esclaves de la partie adverse ; conçoit-on qu'on exerce une pareille barbarie contre des hommes dont il ne faudrait que tenter la fidélité ? [BARTHÉL., Anach. ch. 18]
Les Francs ne subissaient pas l'épreuve honteuse de la question ; ils n'étaient point passibles de châtiments serviles [NAUDET, Instit. Mém. inscr. et belles-lett. t. VIII, p. 467]
Fig. Il se dit, par exagération, de quelque souffrance.
Figurez-vous la question qu'au sire On donna lors [LA FONT., Lun.]
Il ne faut pas lui donner la question pour lui faire dire tout ce qu'il sait, il parle légèrement et dit ses secrets.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Et quant il aveit bien solu ses questions [, Th. le mart. 58]
  • XIIIe s.
    Chascuns doit obeir simplement, sans noise et sans question [BRUN. LATINI, Trésor, p. 433]
  • XIVe s.
    En tex [tels] cas et semblables, il est doubte et question se telles choses doivent estre dites voluntaires ou involuntaires [ORESME, Eth. 48]
    Ce de quoy estoit la question, c'est assavoir.... [ID., ib. 24]
    Et felicité, de quoy nous faisons question [traitons], est propre à homme ou à nature humaine [ID., ib. IX, 15]
    Dame, vous devez commencer. - Non fais, dit-elle, par raison Que par vous must [fut soulevée] la question [, Modus, f° CV, verso]
    Si se esmut entre eus une question de leur fames [BERCHEURE, f° 26, verso.]
  • XVe s.
    Il y avoit eu aucunes questions [différends] entre lesdits roy et duc de Bourgogne [MATH. DE COUCY, Hist. de Charles VII, p. 723, dans LACURNE.]
  • XVIe s.
    C'est se desborder par trop, de mettre en question ce que chacun voit à l'œil [CALV., Instit. 42]
    Qui plus est, la response de l'ange en oste toute question [doute] [ID., ib. 78]
    Seulement je leur demanderay une question [ID., ib. 943]
    S'il eust souhaité monter es cieux dedans un chariot flamboyant comme Helie.... l'eust il impetré ? c'est une question [RAB., IV, Prologue de l'autheur.]
    On leur faisoit des questions sur le jugement des hommes et de leurs actions [MONT., I, 151]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. questio, question ; espagn. question ; ital. questione ; du lat. quaestionem, de quaestum, supin de quaerere (voy. QUERIR).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    QUESTION. Ajoutez :
    Sorte de jouet composé d'anneaux ou de boules embrouillées, et destiné à occuper l'enfant pour les débrouiller ; ces jouets ont été ainsi dénommés en raison de questions politiques (par exemple, dans le temps, la question romaine), qui demeuraient sans solution. La question de la place que la logique occupe parmi les sciences m'a toujours rappelé ces jouets ingénieux qu'on fabriquait naguère sous le nom de question romaine, question d'Orient, etc.
    ; c'est un divertissement philosophique plutôt qu'un problème sérieux [E. DE ROBERTY, la Phil. positive, sept.-oct. 1876, p. 208]

question

QUESTION. n. f. Interrogation, demande que l'on fait pour s'informer de quelque chose. Il m'a fait cent questions. Il m'a fait question sur question. Accabler, presser quelqu'un de questions. Qu'avez-vous répondu à cette question? C'est une question captieuse. Ce n'est pas là une question à faire. Vous éludez ma question. Je n'ai pas entendu, je n'ai pas compris votre question. Ma question est restée sans réponse.

Ironiquement, Belle question! se dit à une personne qui fait une question inutile ou ridicule. On dit dans le même sens : Quelle question!

QUESTION se dit particulièrement des Interrogations que l'on adresse à un élève dans un examen. Cet élève répondit fort bien aux questions qu'on lui adressait.

Il se dit aussi d'une Proposition qu'il y a lieu d'examiner, de discuter, d'une Difficulté dont on cherche la solution. Question de morale, d'histoire, de physique, etc. Question épineuse. Question insoluble. Examiner, traiter, agiter une question. Diviser une question. Proposer une question. Résoudre une question. Vider la question. Soulever une question. Détourner, déplacer une question. Vous embrouillez la question au lieu de l'éclaircir. Cela est hors de doute, il ne faut pas le mettre en question. Question de droit. Question de fait. C'est une question de goût, de tempérament. Voilà le noeud, le point de la question. Vous n'entendez pas la question. Ce n'est pas là la question. Vous êtes hors de la question. Sortir de la question. Revenir à la question. Je vous rappelle à la question. Mettre une question sur le tapis. La question a été jugée. Être ou ne pas être, c'est la question, voilà la question. La question est là, toute la question est là.

Question personnelle, Affaire où l'on est engagé de sa personne, où l'on se met personnellement en cause. J'en fais une question personnelle.

Faire question, Être douteux, discutable. Sa bonne foi ne fait pas question en cette affaire.

Il est question, il n'est pas question de, Il s'agit, il ne s'agit pas de. Il n'est pas question de ce que vous avez dit, mais de ce que vous avez fait. Il est question de savoir s'il le voudra. De quoi est-il question? On dit de même : Voici la chose, la personne dont il est question; et familièrement : Voici la personne en question.

Il est question de signifie aussi On parle de, on songe à. Il est question de lui donner cette place. Il est question de lui pour cet emploi.

QUESTION se dit, par extension, dans le langage politique, de Toute affaire considérable soumise à l'examen du gouvernement, d'une assemblée, du public. La question d'Orient. La question financière. Les questions économiques. La question sociale.

La question de confiance, Celle qu'un président du Conseil pose au Parlement et qui a pour effet, selon le vote qui la suit, le maintien ou la chute du cabinet.

Demander la question préalable, Demander qu'on décide s'il y a ou s'il n'y a pas lieu de délibérer sur une proposition qui vient d'être faite; et, dans l'usage ordinaire, Demander qu'on ne délibère pas sur cette proposition. On dit de même : Cette proposition fut écartée par la question préalable.

QUESTION désigne aussi la Torture qui était infligée aux accusés, en matière criminelle, pour leur arracher des aveux. Question ordinaire, extraordinaire. Question préparatoire. Présenter un criminel à la question. On l'a mis à la question pour lui faire déclarer ses complices. Donner la question. Souffrir la question. Louis XVI abolit la question préparatoire.

question

Question et doubte, Quaestio.

Matiere ou question, Causa.

Il est question de la vie, Agitur de capite.

Il n'est pas maintenant question dont vient la maladie, mais de quoy on la guarit, Non interest quid faciat morbum, sed quid tollat.

Il est question de ceci, Agitur hoc. B. ex Cic.

Il n'est pas question de sçavoir combien tu l'aimes, Nec id nunc agitur, tu illum quantum ames. B. ex Cic.

Il estoit ja question de l'honneur et credit, Tum iam fides agi visa. B. ex Liu.

La chose dont est question, Qua de re agitur. B. ex Cic.

Debatre une question, Sermonem discutere.

Mouvoir une question et doubte, Quaestionem afferre de aliqua re.

Souldre une question, Persoluere quaestionem Dissoluere interrogationem.

Traicter quelque question, In quaestione aliqua versari.

Ce dont est question, Les choses contentieuses, Quod inter partes controuersum est, et de quo ambigitur, Qua de re agitur, Qua de re controuersia est, Quod agitur in causa, Quod in iudicium deductum est, Res iudicio controuersa. to amphisbêtouménon. B.

Questions de droict, Iuris controuersia, Iuridicialis controuersia, Quaestiones iuris et conflictiones iure ac legibus moribusue, aut aequo et bono contendentium. dikaiologêmata, dikaiôséis.

Se mettre en une question de droict trop doubteuse, Se charger de preuve difficile, Cancellos iudiciales sibi circundare. B.

Une question de fait et de droict, Negotialis constitutio, Mixta controuersia. B.

Une question de fait, Inficialis controuersia. B.

Quand il sera question inter Titium et Mevium, Quod priuatus cum priuato. Agat. B.

Quand il est question de l'honneur et du bien, Non te magis quam opinione periclitari. B.

Une question fort debatuë en droict, Quaestio vel causa inter iurisperitos controuersa, et disceptatissima. B.

La question principale d'un procez, Summae rei discrimen, Summa quaestio, Summa controuersia, Vniuersae controuersiae discrimen. B.

Incidens ou questions dépendantes du principal procez, Litis primae accessiones aut soboles. B.

¶ Bailler la gehenne, la question, la torture, Quaerere, et Quaerere tormentis. B.

Bailler la question et torture pour sçavoir d'un fait, Quaerere rem tormentis, vel per tormenta.

Bailler la question aux serviteurs de son pere pour sçavoir qui l'a tué, Mortis patris habere quaestionem de seruis paternis.

Estre eslevé rudement pour avoir la question, Arripi, ad, vel in quaestionem.

Presenter la question et torture, Quaestionem adhibere.

question


QUESTION, s. f. QUESTIONAIRE, s. m. QUESTIONER, v. act. QUESTIONEUR, EûSE, s. m. et f. [Kès-tion, en vers ti-on, tio-nère, , neur, neû-ze: 1re è moy. 3e è moy. et lon. au 2d, é fer. au 3e, lon. au dern.] Question est, 1°. Proposition sur laquelle on dispute. Proposer, traiter, agiter, mouvoir, résoudre, vider une question. Mettre une question sur le tapis. Poser l'état de la question. Ce n'est pas une question. = Avec le verbe être impersonel, il régit la préposition de devant les verbes et les noms. "Il est question de trouver un parti. "Il n'est pas question de ce mariage, de cette façon de parler. Il a le sens, le régime de, il s'agit. — Question doit, dans cette acception, toujours être employé sans article. "Sans cela, dit Mde. de Sévig., il n'en étoit plus de question. Le de est de trop: dites il n'en étoit plus question. = En question, adv. "Mettre en question, en doute. * Bossuet dit, venir en question. Cette expression est tout au moins douteûse. "Tous les dogmes viendroient en question l'un aprês l'aûtre. = En question se joint aussi aux noms: l'homme en question; c. à. d. l'homme, dont il est question. * Bossuet dit, de question, dans le même sens: "Voyons si elle convient au passage de question. Dans l'usage actuel, on dirait: au passage en question. = De question ne se dit qu'avec mettre hors: "Cela sufit pour nous mettre hors de question. = 2°. Tortûre, gêne qu'on done aux criminels, pour leur faire confesser la vérité. "Présenter, metre, apliquer à la question. doner la question à... "Avoir, soufrir la question: il a tout avoué à la question. = On dit, dans le fig. Doner la question à quelqu'un, le mettre à la question. Cette façon de parler n'est pas du beau style: "Malheureux mortels que nous sommes, il faut, comme dit St. Augustin, qu'une longue et éternelle douleur, done la question à notre corps, pour nous obliger à faire cet aveu. Incumbit diù corpori qustionarius dolor. MASC. La citation du texte ennoblit un peu l'expression. = Se doner la question, se mettre à la torture, est du style plaisant ou critique. "On ne lui pardonne point (à un Écrivain) de forcer la nature, et de se doner la question, pour nous amuser. Journ. de Mons.
   QUESTIONER, Interroger, Demander (synonymes.) On questione, on interroge, on demande pour savoir: mais il semble que questioner fasse sentir un esprit de curiosité; qu'interroger supôse de l'autorité, et que demander ait quelque chôse de plus civil et de plus respectueux. — Questioner et interroger font seuls un sens; mais il faut ajouter un câs à demander: c. à. d. que pour faire un sens parfait, il faut marquer la chôse qu'on demande. "L'espion questione les gens; le Juge interroge les criminels; le Soldat demande l'ordre au Général. Gir. = Mde. de Sévigné se sert plaisamment du verbe questioner. "Les Médecins me conseillent de mépriser ma jambe (malade), et de ne la plus questioner à tout moment. = Questioner, se prend le plus souvent en mauvaise part, de ceux qui font des questions importunes. "Cet homme ne fait que questioner.
   QUESTIONEUR, ne s'emploie que dans cette dernière acception. Il n'est bon que pour le style comique ou critique. "Vous ne voyez pas en plein jour, lui dit le questioneur. COYER. "Nasser, questioneur infatigable, demande ensuite au Visir comment le Calife a pu être capable de tant de cruauté. Ann. Litt. Sur les Barmécides. "Non, cruel et indécent questioneur, non, il ne convenoit pas à un Magistrat de s' amuser à cet inutile et fatigant bavardage. Linguet. = L' Académie le met sans remarque. "C'est un rude, un importun questioneur; une questioneuse insuportable.
   QUESTIONAIRE, celui, qui done la question aux Criminels. — Ce mot n'est pas du discours familier.

Synonymes et Contraires

question

nom féminin question
1.  Fait d'interroger quelqu'un.
Traductions

question

Frage, Angelegenheit, Anfragequestion, issue, query, inquiry, point, matterkwestie, vraag, navraag, foltering, zaakאבעיה (נ), בעיה (נ), סוגיה (נ), קושיה (נ), שאלה (נ), שְׁאֵלָה, קֻשְׁיָה, סוּגְיָהkwessie, vraagotázkaspørgsmål, emnedemandocuestión, preguntakérdéspertanyaanspurningdomanda, inchiesta, interrogativo, quesito, questione, richiesta, problema質問, 疑問, 疑問文, 論点spørsmål, sakpytanie, problem, zagadnienie, kwestiainterrogação, pergunta, problema, questãoîntrebareвопросfråga, spörsmål, upplagaswaliερώτηση, ζήτημα, ερώτημαإِصْدَارٌ, سُؤَالasia, kysymyspitanje쟁점, 질문คำถาม, หัวข้อที่ถกเถียงกันkonu, sorucâu hỏi, vấn đề问题въпрос問題 (kɛstjɔ̃)
nom féminin
1. ce que l'on demande poser une question à qqn
2. sujet qui pose un problème une question délicate
3. il s'agit de, on parle de Il est question de lui dans ce livre.
4. c'est impossible
5. dont on parle Voilà la personne en question !
6. discuter à nouveau de qqch

question

[kɛstjɔ̃] nf
(interrogation)question
poser une question à qn → to ask sb a question
Je t'ai posé une question → I asked you a question.
Je me pose la question de savoir si → I wonder whether ...
Je ne me suis jamais posé la question → I've never thought about it.
(= considération) → matter
une question de ... → a matter of ..., a question of ...
C'est une question de temps → It's a matter of time.
Ils se sont disputés pour des questions d'argent → They argued over money matters.
(= problème) → issue
la question épineuse de l'immigration → the thorny issue of immigration
(= sujet) il est question de (on y traite de) → it's about; (on envisage de) → there is talk of
De quoi est-il question? → What is it about?
Il y est question de l'organisation du concert → It's about the organization of the concert.
Il a été question de fermer le musée → There was talk of closing the gallery.
Il est question de les emprisonner → There's talk of them being jailed.
il n'en est pas question → there's no question of it
Il n'est pas question que je paye → There's no question of me paying.
hors de question → out of the question
Il est hors de question que nous restions ici → It's out of the question that we stay here.
(autres locutions) en question → in question
mettre en question [+ science] → to question; [+ autorité] → to challenge
remettre en question [+ science] → to question; [+ autorité] → to challenge
question de confiance nf (POLITIQUE) poser la question de confiance → to ask for a vote of confidence