quia

à quia

[ akɥija] loc. adv. [ du lat. quia, parce que ]
Être à quia,
Litt. ne plus savoir que répondre, être embarrassé.

QUIA

(kui-ia)
Mot usité dans ces phrases proverbiales : être à quia, mettre à quia, être réduit, réduire quelqu'un à ne pouvoir répondre.
Par hasard disputant, si quelqu'un lui réplique, Et qu'il soit à quia [RÉGNIER, Sat. X]
Je vais engager notre bon seigneur dans un labyrinthe, où de plus grands docteurs que lui demeureraient à quia [CYR. DE BERG., Pédant joué, V, 4]
Fig. Mettre à quia, faire taire, ôter toute force.
L'aveu que ma bouche octroya Mit les droits de l'homme à quia [BÉR., Prétint.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Quand les lavandieres sont à quia et au bout du rollet de leurs injures [DUFAIL, Contes d'Eutrapel, ch. 30]
    De canonner à mort l'Anglets sur nous tempeste ; Recommençant la feste, d'engins nous festia Aux pieds et à la teste, et fusmes à quia [MORIN, Siege de Boulogne, p. 34]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. quia, parce que. Être à quia représente la situation de celui à qui dans la controverse on pose une question cur ou quare, et qui répond quia, parce que, sans pouvoir aller plus loin.

quia

QUIA. (On prononce Cuia.) Voyez À QUIA.

quia


QUIA, [Ku-ia.] Terme emprunté du latin. Il signifie en cette langue, parce que. On l'emploie en français, dans ces phrâses proverbiales: Être ou mettre à quia; être réduit, ou réduire quelqu'un à ne pouvoir répondre.