quittement

QUITTEMENT

(ki-te-man) adv.
Ancien terme de palais, employé dans cette locution : franchement et quittement, c'est-à-dire sans charge ni hypothèque. On m'a vendu ce bien franchement et quittement.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Li reis.... fist par ban crier, C'um laissast quitement lui e les suens aler [, Th. le mart. 46]
  • XIIIe s.
    Il li doit garantir son fief quitement et franquement [BEAUMANOIR, XV, 7]
  • XVe s.
    Or sont depuis les choses muées autrement ; car tout le royaume de Castille demoura quittement et paisiblement au roy Henry son frere [FROISS., II, III, 34]

ÉTYMOLOGIE

  • Quitte, et le suffixe ment ; provenç. quitamen ; anc. catal. quitiament ; anc. espag. quitamente.

quittement

QUITTEMENT. adv. T. de Palais. Il s'emploie seulement Pour exprimer que la chose qu'on vend, qu'on achète, dont on hérite, dont on compose, etc., est franche de toutes dettes; et il se joint toujours avec le mot Franchement. On lui a vendu tel bien franchement et quittement. Il a vieilli.

quittement


QUITTEMENT ou QUITEMENT, adv. [Kiteman; 2e e muet.] D'une manière quite et franche. "Il possède cette terre quitement et franchement, ou bien franchement et quitement, c. à. d. sans charge ni hypothêque. — Il ne se dit qu'au Palais, et toujours avec franchement.