râble

râble

n.m. [ du lat. rutabulum, spatule, de ruere, se précipiter ]
Partie du lièvre et du lapin, qui s'étend depuis le bas des épaules jusqu'à la queue.

RÂBLE1

(râ-bl') s. m.
Terme de chimie. Barre de fer en crochet, employée à remuer des substances que l'on calcine.
Les teinturiers ont aussi un râble. On se sert, pour brouiller le marc avec ce qui est liquide, d'une espèce de râteau de bois appelé râble ; et cette opération s'appelle pallier la cuve, Dict. des arts et mét. Teinturier.
Outil qui sert à étendre le plomb coulé en table, pour lui donner une égale épaisseur.
Boîte sans fond dans laquelle les facteurs d'orgues et les plombiers coulent le plomb et l'étain.
Instrument de fer, muni d'un long manche de bois, pour remuer la braise, les tisons, ou le charbon dans un four de boulanger. Pelle emmanchée au bout d'une perche qui sert aux charbonniers pour emporter la terre qui recouvre le fourneau à charbon après la cuisson.
Écumoire du fondeur de cloches.
Terme de métallurgie. Ringard recourbé à son extrémité, dont se servent les ouvriers pour ramener les matières et les combustibles d'une place à une autre.
Terme de marine. Pièce de bois droite, sur laquelle on cloue les bordages du fond, dans les bateaux plats.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Roables, c'est instrument à traire brese hors du four [DU CANGE, rotabulum.]
    Lesquels allerent à un four et pristrent l'un rouable et l'autre furgon [ID., ib.]
  • XVe s.
    Le suppliant print un rabot ou roable à tirer la braise du four [ID., ib.]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, râv, râuv ; du bas-lat. rotabulum ; du lat rutabulum, fourgon de boulanger, du même radical que rutrum, serfouette, de ruere, jeter (voy. RUER).

RÂBLE2

(râ-bl' ; plusieurs prononcent ra-bl') s. m.
La partie de certains quadrupèdes, et particulièrement du lièvre et du lapin, qui s'étend depuis les côtes jusqu'à la queue.
Donnez-moi donc de ce râble de lièvre [DANCOURT, Sancho Pança, IV, 3]
Terme de boucherie. Partie de la colonne vertébrale et des muscles qui s'y attachent en dessus, comprenant les régions lombaire inférieure et sacrée supérieure, à la différence de la longe, qui comprend les régions dorsale et lombaire supérieure.
Familièrement. Il se dit, chez les personnes, de reins forts et robustes.
Les coups sur votre râble assenés avec joie [MOL., l'Ét. IV, 8]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Il faut un bon limier penible et poursuivant, Nerveux, le rable gros et la narine ouverte [DESPORTES, Cartels et mascarades, Chasseurs, 4]

ÉTYMOLOGIE

  • On l'a tiré, avec vraisemblance, de l'espagnol rabo, queue, rabear, remuer la queue, rabel, le derrière.
    On a dit au XVe siècle rabe pour mollet (la rabe ou mol de l'une de ses jambes [DU CANGE, raba).]

râble

RÂBLE. n. m. Partie de certains quadrupèdes qui s'étend depuis le bas des côtés jusqu'à la queue. Il ne se dit guère que du Lièvre et du lapin. Le râble d'un lapin. Un râble de lièvre.

râblé

RÂBLÉ, ÉE. adj. Qui a le râble épais, qui est bien fourni de râble.

Il se dit aussi d'une Personne forte et robuste. C'est un gros garçon bien râblé.

rable

Rable, m. C'est ores un rabot dequoy on mesle l'arene et le sable parmi la chaux, Rutrum, Rutabulum, dont il est fait. Aucuns escrivent et prononcent Roüable. Ores le forniment des reins, comme le rable d'un lievre, Lumbus leporis, Le rable d'un sanglier, Apri lumbus.

râble


RâBLE, s. m. RâBLU, ÛE, adj [1re lon. 2e e muet au 1er, lon. au 3e.] Ils se disent au propre, de quelques animaux, comme le lièvre et le lapin. Râble, cette partie, qui est depuis le bâs des épaules jusqu'à la queûe. Râblu, qui est bien fourni de râble. = Par plaisanterie, on le dit des hommes forts et robustes. "C' est homme a le râble épais: c'est un grôs garçon bien râblu.

Traductions

râble

back

râble

Sattel

râble

sella

râble

zadel

râble

sela

râble

siodło

râble

râble

râble

Sedlo

râble

Sadel

râble

サドル

râble

안장

râble

Sadel

râble

อาน

râble

[ʀɑbl] nm
(ZOOLOGIE)back
(CUISINE)saddle