réfutateur

RÉFUTATEUR

(ré-fu-ta-teur) s. m.
Celui qui réfute.
Je puis bien vous assurer que le réfutateur n'avait pas entendu cet essai [BONNET, Lett. div. t. XII, p. 24, dans POUGENS]
Pour ce qui est de mon ami Morellet, aujourd'hui mon réfutateur [GALIANI, Lett. à Mme d'Épinay, 10 juin, 1775]
Un autre système [sur l'auteur des sculptures du Parthénon] a eu pour réfutateur Otfried Müller, dans un de ses mémoires sur Phidias [RONCHAUD, Phidias, p. 241]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. refutatorem, de refutare, refuter.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • RÉFUTATEUR. Ajoutez :
    Solide et puissant réfutateur [BOSSUET, dans SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. III, p. 535, 3e éd.]

réfutateur


*RÉFUTATEUR, s. m. RÉFUTATION, s. f. RÉFUTER, v. act. [Réfutateur, tu-cion, té: 1re é fer. 3e é aussi fer. au 3e] Réfuter, c'est détruire par des raisons solides ce qu'un aûtre a avancé. "Réfuter un argument, une opinion. "Il lui a répondu, mais il ne l'a pas réfuté. = Sur ces vers:
   Vos conseils menaçans, m' avertissent en vain,
   Je puis les refuter les armes à la main.
On dit, dans le Journ. de Mons. qu'on ne réfute ni des conseils, ni des menaces. La critique me parait fort juste.
   RÉFUTATION, Discours par lequel on réfute. "La réfutation d'un livre, d'un argument, etc. = En Rhétorique, Réfutation est la partie du discours, où l'on répond aux objections.
   *RÉFUTATEUR, celui qui réfute. C'est un mot de Leibnitz: "Vous aurez reçu mes remarques sur le réfutateur de Mallebranche. Je l'ai trouvé aussi dans l'Ann. Litt. "Je me garderai bien de soupçoner le réfutateur de mauvaise foi. = C'est un de ces mots que l'on forge au besoin. Celui-ci peut être utile en quelques ocasions dans le style polémique ou critique.