résigné, ée

RÉSIGNÉ, ÉE

(ré-zi-gné, gnée) part. passé de résigner
Dont on a fait abandon en faveur de quelqu'un. Bénéfice résigné.
Abandonné à la volonté de Dieu.
Ses fréquentes maladies le mirent souvent aux prises avec la mort : exercé par tant de combats, il en sortait toujours plus fort et plus résigné à la volonté divine [BOSSUET, le Tellier.]
Qui, des cœurs résignés effaçant les souillures, Verse un baume enchanteur sur toutes leurs blessures [BERNIS, Relig. veng. X]
Se soumettant à son sort.
J'éprouve une grande consolation dans mon malheur, c'est de me sentir parfaitement résignée [GENLIS, Veillées du château t. I, p. 106, dans POUGENS]
Mon âme à tant d'horreurs n'était point résignée [M. J. CHÉN., Charles IX, IV, 4]