rétention

rétention

n.f.
1. Action de conserver, de retenir : La rétention de marchandises, d'informations.
2. Accumulation dans l'organisme de substances à éliminer : Faire de la rétention d'eau.

rétention

(ʀetɑ̃sjɔ̃)
nom féminin
1. fait de retenir qqch Le journaliste l'accuse de faire de la rétention d'informations.
2. anatomie fait d'accumuler des substances dans le corps faire de la rétention d'eau

RÉTENTION

(ré tan-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
Action de retenir.
La rétention ou l'empreinte de ces idées dans la mémoire [DESC., De l'homme.]
Terme de jurisprudence. Droit de rétention, faculté, accordée à certains créanciers, de retenir la chose qui est entre leurs mains, jusqu'à parfait payement de ce qui leur est dû.
Action de retenir un chiffre pour le joindre aux chiffres qui doivent venir après.
Tu sais, comme en opérant par la plume [dans les calculs], on est à tout moment obligé de retenir ou d'emprunter les nombres nécessaires, et combien d'erreurs se glissent dans ces rétentions et emprunts, à moins d'une très longue habitude [PASC., Mach. arithm.]
Réservation, réserve. Rétention d'une pension sur un bénéfice.
Terme de palais. La rétention d'une cause, l'action des juges qui, décidant que la connaissance d'une cause leur appartient, la retiennent. On dit dans le même sens : un arrêt de rétention. La rétention d'une cause se dit aussi de la décision par laquelle une cause est retenue, conservée au rôle et en son rang.
Terme de médecine. Accumulation d'une substance solide ou liquide dans les conduits destinés à son excrétion, ou dans le réservoir qui est naturellement destiné à la contenir, mais où elle ne devrait séjourner que momentanément.
Le repos, les passions de l'esprit, les excrétions et rétentions, [, École de Salerne, Préface, dans POUGENS]
Rétention d'urine, ou, simplement, rétention, accumulation de l'urine dans la vessie.
Un vice de conformation dans la vessie me fit éprouver durant mes premières années une rétention presque continuelle [J. J. ROUSS., Confess. VIII]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le locataire peut user de retention de ses louages pour reparations necessaires [LOYSEL, 480]
    Y apposant des retentions, courvées et autres conditions, selon la portée de son domaine [O. DE SERRES, 57]
    Des soies seront aussi emploiées en habits, mais avec retention [retenue], de peur d'abuser de matiere tant precieuse [ID., 884]
    Il perdit connoissance et raison, avec retention des excremens [PARÉ, VIII, 23]
    De la suppression ou retention d'urine [ID., XV, 51]
    Il ne m'en souvient [de ce que j'ai su] ; et, si je suis homme de quelque leçon, je suis homme de nulle retention [MONT., II, 98]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. retentio ; espagn. retencion ; ital. ritenzione ; du lat. retentionem, de retentum, supin de retinere, retenir.

rétention

RÉTENTION. n. f. Action de retenir. Clause de rétention sur des revenus. La rétention des fruits.

En termes de Médecine, Rétention d'urine ou simplement Rétention, Maladie dans laquelle la vessie ne peut se débarrasser de l'urine qu'elle contient.

En termes de Procédure, La rétention d'une cause, L'action des juges qui retiennent une cause, en décidant que la connaissance leur en appartient. On dit dans le même sens : Un arrêt de rétention. La rétention d'une cause se dit aussi de la Décision par laquelle une cause est retenue, conservée au rôle et en son rang, pour y être jugée sans aucun délai ni remise.

Droit de rétention, Faculté accordée à certains créanciers de retenir la chose qui se trouve entre leurs mains, jusqu'au paiement de ce qui leur est dû.

retention

Retention, retenuë, Retentio.

Retention d'usufruit vaut autant que delivrance de la chose, Exceptio vsufructus instar est emancipatus fundi, Operatur (inquiunt) traditionem. B.

Traductions

rétention

עצירה (נ)

rétention

retention