rêvasser

(Mot repris de rêvasseront)

rêvasser

v.i.
Se laisser aller à la rêverie : Elle n'a cessé de rêvasser durant toute la réunion rêver, songer

rêvasser

(ʀɛvase)
verbe intransitif
penser à différentes choses non précises Elle rêvasse tout en marchant.

RÊVASSER

(rê-va-sé) v. n.
Avoir des rêveries fréquentes et diverses dans un sommeil agité. Il a eu la fièvre et n'a fait que rêvasser toute la nuit. Fig. Je n'ai pas rêvassé, ce n'est pas une vaine imagination. L'almanach n'a pas rêvassé, Quand il a dit que, cette année, La France serait gouvernée Aussi mal que par le passé, Dial. de l'Hôpital et de Bayard, dans RICHELET.
Terme familier. Penser vaguement à quelque chose.
Mais si longtemps il rêvassa, Que plus d'un Troyen s'en lassa [SCARR., Virg. VII]
J'ai rêvassé sur ces poussières, dont la structure est si admirable [BONNET, Lett. div. Œuv. t. XII, p. 404, dans POUGENS]
Il est resté là un bon bout de temps à rêvasser, les yeux fixés en terre [GENLIS, Théât. d'éd. la Rosière, II, 4]
Je m'en rapporte à votre confrère, qui est là rêvassant [BEAUMARCH., Barb. de Sév. III, 5]
Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

REMARQUE

  • Au commencement du XVIIe siècle, on disait aussi ravasser :
    Et là, malgré mes dents, rongeant et ravassant [RÉGNIER, Sat. X]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ayant longuement resvé et resvassé, je me trouve bien perplex pour pouvoir juger et discerner [PASQUIER, dans le Dict. de DOCHEZ.]

ÉTYMOLOGIE

  • Rêver, avec la finale péjorative asser ; wallon, râvlé, rêvasser, râvleg, rêve agité.

rêvasser

RÊVASSER. v. intr. Avoir un sommeil inquiet, traversé de vagues rêveries. Il ne se porte pas bien, il n'a fait que rêvasser toute la nuit.

Il signifie figurément Penser vaguement à quelque chose, s'abandonner à des rêveries. Vous me trouvez rêvassant à mon affaire. Il perd son temps à rêvasser.

révasser


RÉVASSER, v. n. RêVE, s. m. RÉVER, v. n. RêVERIE, s. f. RÉVEUR, EûSE, s. m. et f. et adj. [1re é fer. au 1er, au 3e et au 5e, ê ouv. et long au 2d et au 4e. = On écrivait autrefois, resvasser, resve, resver: en suprimant l's, qu'on ne prononçait plus, on la remplaça par l'accent circonflexe; mais cet accent ne convient que devant l'e muet, où la syllabe précédente est un ê ouv. et lon. Il rêve, rêvera, etc. Devant la syllabe masculine, l'accent aigu est plus convenable, puisque l'e y est fermé: nous révons, je révais, il réva, révant, etc.] Rêve, songe qu'on fait en dormant. Réver, faire des songes. Rêverie, pensée où se laisse aler l'imagination. Révasser, avoir de fréquentes rêveries pendant un sommeil inquiet. Réveur, qui rêve étant éveillé, qui s'entretient de ses imaginations. "Il a été toute la nuit dans de fâcheux rêves. "Jusques à quand, livrés au mensonge, ferez-vous des rêves en plein jour? L. F. Poème de S. Grég. "Il n'a fait que rèver, que révasser. Il est sujet à réver toutes les nuits. "Il a révé que, etc. — V. act. "Réver des combats, des naufrages. = Réver, c'est aussi dire des chôses extravagantes, déraisonables. Vous révez, quand vous dites telle chôse. — Être distrait, laisser aler son imagination~ sur des idées vaines et vagues. "Cet homme ne vous écoute pas; il rêve. "Elle pâsse les jours entiers à réver. = C'est dans ce sens qu'on dit rêverie et réveur: il s'entretient dans la rêverie: elle se plait dans ses rêveries: "Il est bien réveur; vous voilà bien réveûse. "C'est un esprit réveur: c'est un réveur perpétuel. = Ils se disent aussi des imaginations extravagantes. "Les rêveries des Astrologues: cet homme est un réveur, un vieux réveur; et pour rêverie seulement, d'un délire causé par la maladie. "Il entre, il tombe en rêverie.
   RÉVER, c'est enfin penser, méditer profondément sur quelque chôse. Il régit le datif. Révez-y; la chôse en vaut la peine; ou la prép. sur. "J'ai révé long-tems sur cette afaire, à cette afaire. "Je vous demande encore quelque tems, et je vous prie de me laisser ici pour réver à cette afaire. Dest.

Synonymes et Contraires

rêvasser

verbe rêvasser
Se laisser aller à la rêverie.
Traductions

rêvasser

[ʀɛvase] vi → to daydream