rôtisseur, euse

RÔTISSEUR, EUSE

(rô-ti-seur, seû-z' ; quelques uns prononcent vicieusement ro-ti-seur) s. m. et f.
Celui, celle qui vend des viandes rôties.
Il demeure à deux pas de chez elle un fameux rôtisseur qui nous fournira de ce que nous voudrons avoir [LESAGE, Guzm. d'Alf. VI, 5]
Pythagore avait été coq.... personne n'y trouva à redire ; sa secte fut chérie et révérée de tout le monde, excepté des rôtisseurs et de ceux qui avaient des fèves à vendre [VOLT., Dict. phil. âme.]
Je ne regarde l'aventure de l'Encyclopédie que comme une défense aux rôtisseurs de Paris d'étaler des perdrix pendant le carême ; je suis persuadé qu'après Pâques on fera très bonne chère [ID., Lett. Lacombe, juin 1770]
La corporation des rôtisseurs est considérable [MARCHANGY, Tristan le voy. LXVIII]
Rôtisseur en blanc, rôtisseur qui vend et fournit les viandes lardées prêtes à rôtir, mais qui ne les vend pas toutes rôties.
Par plaisanterie, celui, celle qui met le feu.
Toute cette troupe effarée, Qui devant craignait la marée, Ces rôtisseuses de vaisseaux [les Troyennes qui avaient mis le feu aux vaisseaux d'Énée] [SCARR., Virg. V]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Comme un rostisseur qui lave oye [MAROT, III, 1]
    Payez moy, disoit le rostisseur au gueux qui mettoit son pain sur la fumée du rost [NOEL DUFAIL, Contes d'Eutrap. ch. XXXI, f° 176, dans POUGENS]
    Les grands, pour plus de commodité, ont des offices distinguez de potagers et de rostisseurs [MONT., III, 219]

ÉTYMOLOGIE

  • Rôtir ; wallon, rostiheu.