rabâchage

rabâchage

n.m.
Fam. Action de rabâcher ; paroles d'une personne qui rabâche : Nous écoutions ses rabâchages d'une oreille distraite

rabâchage

(ʀabɑʃaʒ)
nom masculin
action de répéter sans cesse la même chose J'ai dû supporter son rabâchage toute la soirée.

RABÂCHAGE

(ra-bâ-cha-j') s. m.
Discours de celui qui rabâche.
Je vous prie de ne pas oublier votre philosophe lorrain, qui aime encore les rabâchages de Paris, surtout quand ils passent par vos mains [VOLT., Lett. Thiriot, 15 mai 1735]
Vous devez être excédé de mon rabâchage [Mme DU DEFFANT, Corresp. t. I, p. 7, dans POUGENS]
Défaut de celui qui rabâche. Les personnes disposées au rabâchage sont fatigantes.

ÉTYMOLOGIE

  • Rabâcher.

rabâchage

RABÂCHAGE. n. m. Défaut de celui qui rabâche. Il est sujet au rabâchage.

Il se dit aussi des Discours, des écrits de celui qui rabâche. Tout ce qu'il dit n'est que du rabâchage. Il nous ennuie avec ses rabâchages. Il est familier dans les deux sens.

rabachage


RABACHAGE, s. m. RABâCHER, v. n. RABâCHEUR, s. m. [2e lon. aux deux dern. on apuye sur l'â, parce qu'il est pénultième: on pâsse plus légèrement sur cet a dans rabachage, parce qu'il est au milieu du mot: l'Académie met l'acc. circ. sur tous les trois: les Auteurs qui les emploient, ne mettent point d'accent.] Ces mots sont assez nouveaux. Ils expriment cette espèce de radotage, qui consiste à revenir souvent et inutilement sur ce qu'on a dit. Ils sont fort à la mode et apartiènent au style plaisant ou critique. "Tout ce qu'il dit n'est que du rabachage: "Il ne fait que rabâcher. "C'est un rabâcheur, une rabâcheuse. = L'Abé De Fontenai dit des Réflexions de l'Horloge parlante, qu'elles sont três-justes, et ne sont point du rabachage, malgré la vieillesse de la discoureûse. Affiches de Province. — Rabachage y est imprimé en italique. "La multitude de ses ouvrages (de Voltaire) devroit moins étoner le Directeur de l'Académie, s'il faisoit réflexion qu'ils présentent les mêmes chôses redites cent fois, ce qui devient un pur rabachage. L'Abé Grosier. "Ces rabachages dégoûtans passoient pour des chefs-d'oeuvre. Linguet. "C'est toujours son même ton (de M. de Volt.) sa même couleur, son même rabachage. Année Litt. 1770. "M. de Voltaire retombe encôre ici dans l'ennuyeux défaut de se répéter lui-même; et, si l'on peut se servir de ce terme, de rabacher toujours les mêmes idées. Ibidem. 1772. Le correctif et le caractère italique, employés dans cet endroit par Fréron, prouvent qu'il ne croyait pas que ce mot fût encôre adopté par l'usage. = Dans sa manière d'écrire l'histoire, il (l'Abé de Mably) parut dur et rabacheur. Année Littér. = J. J. Rouss. dit de Genève: on ôse parler de patrie et de vertu, sans pâsser pour rabacheur. Il parait qu'il lui done en cet endroit le sens de radoteur. = Dans l'Ann. Litt. on fait rabacher actif: "Nous ne savons pas sans cesse nous répéter, comme ces Messieurs (les Philosophes) et rabacher toujours les mêmes chôses. On a vu plus haut, que M. Fréron le fait aussi actif. L'Acad. ne le marque que neutre.

Synonymes et Contraires

rabâchage

nom masculin rabâchage
Propos de quelqu'un qui rabâche.
Traductions

rabâchage

שינון (ז), שִׁנּוּן