rabougri, ie

RABOUGRI, IE

(ra-bou-gri, grie) part. passé de rabougrir
En parlant des végétaux, mal venu et chétif.
En l'année 1651, M. Naudé fit consulter cette compagnie [l'Académie française] sur le mot rabougri, qui signifie proprement une plante qui n'est pas venue à sa perfection et à sa juste grandeur, auquel sens on lit, dans les anciennes ordonnances, des arbres rabougris [PELLISSON, Hist. de l'Acad. III]
Il [un curieux] triomphe s'il a dans son jardin un arbre rabougri venu d'Amérique [VOLT., Dict. phil. Rare.]
En parlant des personnes, mal conformé, débile, de petite taille.
Je sais que Lanoue [un acteur] a l'air d'un fils rabougri de Baubourg [autre comédien qui était fort laid] ; mais aussi il joue, à mon sens, d'une manière plus vraie que Dufresne [VOLT., Lett. d'Argental, 5 juin 1744]
Terme de marine. Rapetissé, mal formé, en parlant de la construction du navire, de sa mâture, etc.