racheté, ée

RACHETÉ, ÉE

(ra-che-té, tée) part. passé de racheter
Acheté, après avoir été vendu. Un tableau racheté à prix d'or.
Pour qui on a payé rançon.
Le maréchal de Créqui, racheté de sa prison et devenu plus prudent par sa défaite de Consarbrück [VOLT., Louis XIV, 13]
Fig.
Recevez donc, mes fils, de la main d'une mère Un trône racheté par le malheur d'un père [CORN., Rodog. II, 3]
À l'aspect de ce roi racheté du tombeau [RAC., Athal. V, 1]
Il se dit de la rédemption.
[Les hommes] rachetés d'un prix infini, pour être faits les temples du Dieu vivant [PASC., Prov. XI]
La religion nous commande de respecter un juste racheté du sang de Jésus-Christ, et qui, d'une condition obscure et méprisable, vient de monter à un trône céleste [CHATEAUBR., Génie, IV, I, 12]
Compensé.
Nul n'est parfait ici-bas, et, puisqu'il faut que ses excellentes qualités soient rachetées, j'aime mieux qu'elle ait des défauts que des vices [J. J. ROUSS., Confess. X]