racine

racine

n.f. [ lat. radix, radicis ]
1. Partie des végétaux qui leur sert à se fixer au sol et à se nourrir : Ne cueille pas le muguet avec la racine si tu veux qu'il repousse.
2. Portion d'un organe par laquelle il est implanté dans une partie du corps : La racine des poils, des dents. La racine du nez
3. Ce qui est à la base, à l'origine de qqch : Il faut attaquer le mal à la racine
4. Lien solide, attache profonde à un lieu, à un milieu, à un groupe : J'ai des racines dans cette région.
5. En linguistique, élément commun aux mots d'une même famille obtenu après élimination des affixes et des désinences : La racine de chanter, de chanteur et de chantre est « chant- ».
Prendre racine,
en parlant d'une plante, commencer à se nourrir par les racines ; fig., s'attarder quelque part : Il a pris racine chez nous toute la soirée.
Racine carrée (d'un nombre x)
, tout nombre dont le carré est égal à x : Racine carrée de x se note racx. 2 est la racine carrée de 4.

RACINE

(ra-si-n') s. f.
Partie inférieure d'un végétal plongée le plus ordinairement dans la terre, qui croît toujours en sens contraire de la tige, et sert tant à fixer la plante au sol qu'à pomper sa nourriture. Racine pivotante, à base unique, ramifiée ou non, s'enfonçant verticalement dans le sol ; racine à base multiple, fibreuse quand le faisceau qui part du collet se compose de filets minces, noueuse quand les fibres se renflent de distance en distance, tubéreuse quand les fibres sont très renflées à leur milieu ; racine adventive, naissant non du collet mais de la tige ; racine aérienne, racine adventive naissant loin du sol ; racine accessoire, racine naissant des tiges rampantes sur le sol ou sur un corps quelconque. Pousser de profondes racines. Jeter des racines.
Duhamel planta un arbre les branches en terre et les racines en l'air, il vit alors les racines métamorphosées en branches et les branches en racines [SENNEBIER, Ess. art d'obs. t. I, p. 327, dans POUGENS]
Fig.
Le ciel même peut-il réparer les ruines De cet arbre [race de David] séché jusque dans ses racines ? [RAC., Athal. I, 1]
Terme de palais. Fruits pendants par les racines, par racines, récoltes qui sont encore sur pied, qui n'ont point encore été coupées.
Les récoltes pendantes par les racines, et les fruits des arbres non encore recueillis, sont immeubles [, Code Nap. art. 250]
Fig. Prendre racine, jeter racine, se fixer, s'arrêter.
Et comme si mes pieds eussent jeté racine, J'ai resté quelque temps immobile.... [MAIRET, Soliman, II, 4]
Le fleuriste a un jardin dans le faubourg ; il y court au lever du soleil, et il en revient à son coucher ; vous le voyez planté et qui a pris racine au milieu de ses tulipes [LA BRUY., VIII]
Pour moi, qui n'ai point pris racine sur la terre, Je m'en vais sans effort, comme l'herbe légère Qu'enlève le souffle du soir [LAMART., Médit. II, 5]
Familièrement. Prendre racine en un lieu, s'y établir, et aussi faire des visites trop longues et importunes.
Son suffisant valet avec sa bonne mine Dans la chambre prochaine a, je crois, pris racine [SCARR., Jodelet ou le maît. val. III, 6]
Cette Mme Artus a pris ici racine [DANCOURT, Mme Artus, I, 2]
Prendre racine, se dit aussi de ce qui se fixe, de ce qui devient invétéré.
Ce que j'extirpe au loin dans ma cour prend racine [ROTR., St Genest, III, 2]
La tige du péché prendra racine en eux sans qu'ils le connaissent [SACI, Bible, Ecclésiastiq. III, 30]
D'abord le docteur grave qui l'a inventée [une opinion probable] l'expose au monde, et la jette comme une semence pour prendre racine [PASC., Prov. VI]
Il y a tant de liaison entre la spéculation et la pratique, que, quand l'une a pris racine, vous ne faites plus difficulté de permettre l'autre sans déguisement [ID., ib. XII]
Fig. Jeter des racines, s'attacher fortement.
Plus vous différez, plus vous jetez de profondes racines dans le crime [MASS., Avent, Délai.]
Racine de certains arbres dont on fait des ouvrages d'ébénisterie et de tour. Une boîte en racine de buis. Voilà une belle racine.
Certaines plantes dans lesquelles ce qu'il y a de bon à manger est ce qui vient en terre. Racines alimentaires. Les carottes, les navets, les betteraves sont des racines. Faire cuire des racines. Potage aux racines.
Nom donné, en pharmacie, à certaines racines qui ont des propriétés médicinales.
Je connais la vertu de la moindre racine, Je suis par mon savoir dieu de la médecine [FONTEN., Sonnet, Apollon à Daphné.]
Ils se vantèrent de chasser ces diables avec des exorcismes et une racine nommée barath [VOLT., Philos. Hérode, pharisiens.]
Racines apéritives majeures, celles d'ache, d'asperge, de fenouil, de persil et du petit houx ; racines apéritives mineures, celles de chien-dent, de câprier, de garance, d'éryngion et d'ononis.
Racine du Brésil, l'ipécacuana. Racine d'or, la racine du pigamon tubéreux, appelée aussi racine jaune. Racine de Colombo, racine amère qui vient de Ceylan.
Terme de teinture. Synonyme de racinage.
Sous la racine seule, on doit aussi entendre l'écorce, feuille de noyer et coque de noix, qui sont trois ingrédients provenant du même arbre, et qui servent tous à la couleur du fauve [, Instruct. gén. p. la teinture, 18 mars 1671, art. 219]
Couleur fauve, qui se fait avec le racinage.
La racine, écorce de noyer et coque de noix pour le fauve, autrement appellé couleur de racine ou noisette [, ib. 1671, art. 257]
Terme de reliure.
Les taches noires qu'impriment à la peau ou la couperose ou le noir de racine [LESNÉ, la Reliure, p. 177]
La racine est le plus beau marbre qu'on ait imaginé [ID., ib. p. 199]
Noir de racine, noir peu coûteux, que quelques ouvriers préparent en mettant de vieilles ferrailles dans un pot de terre avec du vinaigre et de la bière [ID., ib. p. 199]
Les bibliothécaires nomment racine la marbrure qui imite les veines des racines d'arbres débitées en planches et polies. Veau racine.
Portion d'un organe servant à son implantation dans un autre organe. La racine des dents, des poils, des cheveux, des ongles. La racine de l'ongle est malade.
Ce que je vois de moment en moment me saisit d'épouvante depuis la racine des cheveux jusqu'à l'ongle du petit doigt du pied [VOLT., Lett. d'Amabed, 4e lett.]
Les poils étaient blancs à la racine, et noirs à la pointe [BUFF., Quadrup. t. XII, p. 248]
Il [le peintre] a placé la racine des cheveux trop loin des tempes, ce qui donne au front un contour moins agréable et moins de finesse au regard [J. J. ROUSS., Hél. II, 25]
Terme d'anatomie. Racine d'un membre, la partie de ce membre la plus voisine du tronc.
Racine d'un polype, d'un cancer, d'un cor, d'une verrue, prolongement par lesquels ces productions morbides s'enfoncent dans les tissus.
10° Racine d'un nerf, point par lequel un nerf se détache d'un centre nerveux (cerveau ou moelle épinière).
11° Pied d'une montagne.
Les Cordillères, dont les racines bordent, pour ainsi dire, la mer du Sud [BUFF., Add. théor. terre, Œuv. t. VII, p. 435]
Ici, comme le remarque saint Jérôme, on est à la racine du mont Moria, sous les murs du temple [CHATEAUBR., Itin. 4e part.]
12° Fig. Principe, origine de certaines choses.
Comme si l'on pouvait couper la racine des doutes d'où naissent les procès [PASC., Entret. avec M. de Saci.]
Toutes ces dispositions [au mensonge et au déguisement], si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son cœur [de l'homme] [ID., Pens. II, 8, éd. HAVET.]
Le fond du cœur où il [l'ennui] a des racines naturelles [ID., ib. IV, 2]
Chaque petite parcelle du bien que nous possédons tenant dans le fond du cœur par sa racine particulière [BOSSUET, Sermons, Impénit. 1]
Oh que de mon esprit.... Ne puis-je faire ôter les ronces, les épines, Et de défauts sans nombre arracher les racines ! [BOILEAU, Ép. X]
Pour peu qu'on perce ces dehors éclatants, on entrevoit aisément que cette prétendue modération des Romains avait des racines dans une profonds politique [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. VIII, p. 437, dans POUGENS]
Mais elle [la loi de Moïse sur le pardon] ne touchait point au cœur, et n'allait pas jusqu'à la racine des haines [MASS., Carême, Pardon.]
Vous verrez la racine de mes honteuses passions encore vivantes au fond de mon âme [ID., Carême, Impén. fin.]
Le Seigneur fera sécher la racine de votre orgueilleuse postérité [ID., Or. fun. Villeroy.]
L'homme qui coupait la racine à tant d'abus ne pouvait manquer d'être haï [MARMONTEL, Mém. XI]
13° Terme de grammaire. Dans l'ancien sens grammatical, mot primitif. Les racines de la langue grecque. Le Jardin des racines grecques de Lancelot.
On connaît le liber memorialis à l'usage des écoliers allemands : c'est un petit dictionnaire où les mots latins sont rangés par ordre de racines [DUMARS., Œuv. t. I, p. 93]
Maintenant racine signifie le monosyllabe irréductible auquel on parvient en dépouillant les mots (dans notre système de langues) de leurs préfixes, suffixes et flexions. Racines prédicatives ou verbales, voy. PRÉDICATIF. Racines pronominales ou démonstratives, racines indiquant les êtres individuels et la place qu'ils occupent ; de là sont nés les pronoms, les articles et, en partie, les prépositions, les adverbes et les conjonctions. On distingue la racine et le radical, dans les langues synthétiques, telles que le sanscrit, le grec, le latin, etc. Le mot de racine reste appliqué exclusivement à la racine proprement dite, c'est-à-dire à l'élément irréductible ; celui de radical s'applique à la racine déjà munie de son suffixe de dérivation et prête à recevoir la flexion. Ainsi dans partus (l'accouchement), partu est radical, de la racine par, avec suffixe tu.
14° Terme de mathématique. Nombre qui, multiplié par lui-même une ou plusieurs fois, en produit un autre. 5 est une racine de 625, parce qu'en le multipliant trois fois par lui-même, 5x5x5x5, on produit 625. Racine quatrième, racine cinquième, etc., nombre qui, multiplié trois fois, quatre fois par lui-même, donne le nombre proposé. Au lieu de racine deuxième, racine troisième, on dit racine carrée, racine cubique.
Je m'étais donné à la philosophie, croyant y trouver le repos que Newton appelle rem prorsus substantialem ; mais je vis que la racine carrée du cube des révolutions des planètes et les carrés de leurs distances faisaient encore des ennemis [VOLT., Mél. litt. Courte réponse.]
On appelait racines sourdes, les racines carrées ou cubiques des nombres qui ne sont ni carrés ni cubiques ; on les nomme aujourd'hui irrationnelles ou incommensurables. Terme d'algèbre. Nom qu'on donne aux valeurs des quantités inconnues qui entrent dans les équations au-dessus du premier degré.
15° Terme d'astronomie. Époque ou instant d'où on commence à compter les mouvements des planètes.
16° Racine de bryone, espèce de coquille.
17° Terme de minéralogie. Racine d'émeraude, prase.
18° Terme de pêche. Filament transparent et très résistant, pour monter les hameçons destinés à prendre de gros poissons d'eau douce ; on dit aussi crin de Florence ; ces crins sont de la soie qu'on obtient en rompant le ver à soie vivant par le milieu et en étirant la matière soyeuse qu'il contient, et qui se sèche à l'air en un gros fil.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Et si port ci [je porte ici] tel racine auvec mi [, Raoul de C. 267]
    Moult y a poi [peu de] feme sans visse Et sans racine d'avarisse [, Brut, v. 1931]
    Mius [mieux] voelent vivre de racines, Comme bestes en salvecines [, ib. V. 237]
  • XIIIe s.
    Car pieça c'on dist ce proverbe : De pute racine pute herbe [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 696]
    Se tu veus la racine cube d'aucun nombre querre.... [, Comput, f° 15]
    Et envie est tele racine, Où touz li max prenent orine [origine] [, Ren. 185]
    Covoitise est racine de tos maus [, Liv. de jost. 10]
    L'en apele coisins [cousins] ces qui sunt d'une meisme racine [, ib. 230]
    Et par cel jugement apert il clerement que bois, tant comme il tient à racine, est heritages [BEAUMANOIR, XXVII, 13]
  • XIVe s.
    Et pour ce dit l'en que le sanc des freres est un, et la racine une, et teles choses [ORESME, Eth. 251]
    Et universelment la racine et la cause de toutes les differences dessus dites est que.... [ID., ib. 64]
  • XVe s.
    Et pour ce que vous sachiez veritablement le commencement et la racine de cette guerre et dont elle se meut [FROISS., I, I, 146]
  • XVIe s.
    Il estoit sujet à une grande douleur au-dessous de la racine des cheveux [MARG., Nouv. LIV]
    Seiche racine, de l'arbre la ruyne [LEROUX DE LINCY, Prov. II, 83]
    Ung a toute proprieté de nombre ; car il est parfaict comme 6 ; il est lineal, quarré, cube, solide, racine carrée, racine cube, racine de racine [DE LA ROCHE, Arismetique, f° 1]
    Racine de nombre est ung nombre qui, multiplié en soy une foys ou plusieurs, produit precisement le nombre dont il est racine ; et doyt-on sçavoir qu'il sont infinies especes de racines ; car aulcunes sont racines quarrées qui sont appelées racines secondes ; aulcunes sont racines cubiques qui s'appellent racines tierces ; aulcunes sont racines de racines qui sont dictes racines quartes ; ne plus avant sont entrés les anciens pour la souffisance d'icelles aux raysons d'arismetique et de geometrie ; mais les modernes sont entrés plus parfond en la mer des nombres, et ont trouvé racines quintes, sextes, septimes, etc. jusques ad infinitum [ID., ib. f° 29, verso]
    Tant de sang que les rois espanchent à ruisseaux S'exalle en douce pluie et en fontaines d'eaux, Qui, coulantes aux pieds de ces plantes divines, Donnent de prendre vie et de croistre aux racines [D'AUB., Tragiques, édit. LALANNE, p. 147]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, rachaine ; wallon, resseinn, carotte ; provenç. racina, razina ; du bas-latin radicina, diminutif du lat. radix, racine, de même radical que le grec ; anc. scand. rôt ; angl. root ; goth. vaurts ; all. Wurzel ; kymri, gwraidd ; bas-bret. grizien. L'ancienne langue avait raïz, tiré du lat. radicem.

racine

RACINE. n. f. Partie par laquelle les végétaux tiennent à la terre et en tirent leur principale nourriture. Racine chevelue. Racine bulbeuse. Racine pivotante. Racine traçante. La racine d'un arbre, d'une plante. La racine en est sèche, pourrie, gâtée. Ces sortes d'arbres jettent, poussent de profondes racines. Les racines de certains arbres courent sous la terre, s'étendent bien loin sous terre. Cet arbre est malade dans ses racines. Arbre séché dans sa racine. Ce plant avait été coupé, il a repoussé de racine.

Prendre racine, Se fixer dans le sol. Il se dit figurément d'une Idée. Cette erreur a pris racine dans les esprits. Il se dit aussi familièrement d'une Personne qui prolonge trop sa visite, son séjour quelque part. Il prend racine chez vous.

En termes de Jurisprudence, Fruits pendants par les racines, Fruits qui ne sont pas encore coupés et cueillis. Les fruits pendants par les racines font partie du fonds.

RACINE se dit particulièrement de la Racine de certains arbres dont on fait des ouvrages d'ébénisterie et de tour. Un meuble de racine d'orme, d'if, d'olivier, etc. Une botte de racine de buis. C'est du buis de racine.

Il se dit aussi en parlant de Certaines plantes ou herbes, telles que les raves, les betteraves, les carottes, les navets, etc., dans lesquelles ce qui est comestible est ce qui vient en terre, C'est un homme qui ne vit que de racines.

RACINE désigne aussi la Partie des ongles, des dents, des cheveux, des poils par où Ils tiennent à la chair. La racine de la dent est gâtée, est ébranlée. L'ongle est découvert jusqu'à la racine. Il souffre depuis la plante des pieds jusqu'à la racine des cheveux.

La racine d'un nerf, Le point par lequel ce nerf tient au cerveau ou à la moelle épinière.

RACINE se dit figurément du Principe, du commencement de certaines choses. Il faut couper la racine de ce mal avant qu'il augmente. Il faut couper le mal dans sa racine.

Il désigne, en termes de Grammaire, un Mot primitif, d'où dérivent d'autres mots. Le mot Front en français est la racine des mots Frontal, Frontière, Frontispice, Affronter, Effronté, etc. Les racines de la langue grecque ou simplement Les racines grecques. Aujourd'hui, dans l'usage des grammairiens, il désigne plutôt le Monosyllabe ou le dissyllabe auquel on arrive quand on dépouille un mot des préfixes, des suffixes et des flexions.

En termes d'Arithmétique et d'Algèbre, La racine carrée d'un nombre proposé, Le nombre qui, multiplié par lui-même, produit le nombre proposé; La racine cubique, Le nombre qui, multiplié par son carré, produit le nombre proposé. Trois est la racine carrée de neuf. Trois est la racine cubique de vingt-sept. Extraire la racine carrée, la racine cubique d'un nombre.

On dit de même Racine quatrième, Le nombre qui, multiplié par son cube, donne le nombre proposé. Racines d'une équation, Quantités qui, substituées aux inconnues, satisfont aux données de l'équation.

racine

Racine, f. penac. Est la chevelure, menuë ou grosse, plongeant dans la terre, par laquelle tous arbres et plantes tirent suc et nourrissement d'icelle terre, Radix, Duquel mot il vient, ainsi que l'Espagnol Rayz, et l'Italien Radice sont extraicts de là mesme, Arborum ac plantarum capillamenta, Fibrae.

Racines d'asperges entrelassées ensemble, Spongiae, Spongiolae.

Racines rabougries, Retorridae stirpes, Bud. ex Columella.

Toutes racines rondes, ayans beaucoup de taies, et peleures l'une sur l'autre, comme lis, safran et oignons, Bulbi.

La racine de l'herbe qui produit le benjoin, Radix Syriaca.

Racine chevelue, Fibrata radix, Capillata, Crinita.

La racine s'entend la rose, Rhodia radix.

Les racines s'estendent entre les pierres, Repunt radices, Cuniculos inter saxa agunt.

Arracher les racines, Extirpare, Eradicare, Radices euellere.

Jetter ses racines avant en terre, Agere radices deorsum.

Prendre racine, comme, L'arbre a prins racine, qui est quand la racine a commencé humer le suc de la terre, Radices prodire ac solum apprehendere. Seneca epist. 87. Radicari, Radices agere, Qui est une maniere de parler semblable à ces autres, Prendre pied et fondement, et, Prendre croissance, où le verbe Prendre est mis par catachrese.

Qui a prins racine, Radicatus.

Qui a force racines, Radice multa crassaque, Radicosus.

Plein de petites testes en la racine, Bulbosus.

Racine et tout, Adverbialement, Radicalement, Radicitus, Tellement qu'il n'y reste aucune racine, comme si lon disoit, Eradicate, ou Eradicitus, penitus.

racine


RACINE, s. f. 1°. La partie par où les arbres et les plantes tiènent à la terre, et en tirent la plus grande partie de leur nourriture. = 2°. Plus particulièrement, on le dit de certaines plantes ou herbes, dans lesquelles ce qu'il y a de bon à manger, est ce qui tient en terre, comme raves, betteraves, carotes, navets, etc. Vivre de racines: "Les anciens Solitaires ne vivoient que de racines. = 3°. Il se dit des ongles, des dents et des cheveux; et par extension, des cancers, polypes, loupes, cors, etc. = 4°. Figurément, Principe. "Aler à la racine, ou couper la racine du mal, ou, couper racine au mal. "On proposa de couper racine à toutes disputes futures, par un traité solennel. "Le vice ou la vertu a jeté dans son coeur de profondes racines. = On dit proverb. prendre racine dans un endroit; y rester trop long-tems.

Synonymes et Contraires

racine

nom féminin racine
Ce qui est à la base.
Traductions

racine

Wurzelroot, radix, stem, radicalwortel, stam, hengelsnoer, oorsprong, radixשורש (ז), שֹׁרֶשׁwortelarrel, relrodρίζα, ριζάradikoraíz, raigambregyökérakarrótradiceradixrotrdzeń, korzeńraizrotmziziкореньجِذْرkořenjuurikorijen뿌리รากkökrễ câyкорен (ʀasin)
nom féminin
1. partie de la plante fixée dans la terre La carotte est une racine comestible.
2. origine d'un individu retrouver ses racines
3. partie qui relie un organe au corps la racine d'une dent
4. nombre multiplié par lui-même

racine

[ʀasin]
nf
[végétal] → root
(autres locutions) prendre racine [végétal] → to take root (fig) (= attendre longtemps, s'incruster) → to take root
racines nfpl (= attaches) → roots pl
racine carrée nfsquare root
racine cubique nfcube root