raire

raire

ou

réer

v.i. [ du lat. ragere, rugir ]
Crier, en parlant du cerf, du chevreuil ; bramer.

RAIRE2

(rê-r') v. a.
Mot hors d'usage et signifiant raser, tondre. À barbe de fou on apprend à raire, on devient habile en son métier au péril de ceux qui sont assez fous pour permettre qu'on s'exerce d'abord sur eux. Ne se soucier des rais ni des tondus, ne se soucier de personne.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    La teste.... jus des espaules raire [, Ch. de Rol. CXL]
  • XIVe s.
    Avoir fait raire et fausser une date de nos lettres [DU CANGE, radiare.]
  • XVIe s.
    Sans estre ne raiz ne tondu, Incontinent on le fait moyne [MAROT, I, 188]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. raire ; du lat. radere, raser.

raire

RAIRE, ou REER. v. n. Terme de Vénerie. Crier. Les cerfs raient quand ils sont en rut.

raire

RAIRE. v. a. Raser, couper le poil si près de la peau, qu'il n'y en paroisse plus. Il est vieux.

raire

Raire, Radere, Adradere, Tondere caput, Attondere, voyez Raser.

Un barbier rait l'autre, Simile illi, Mutuum muli scabunt, Tonsores radunt alter alterum.

Aisé à raire, Rasile.

Ray, ou rasé, Rasus, Rasilis.

Qui n'est point ray, Irrasus.

raire


*RAIRE, v. act. Vieux mot. Raser. Le participe passif était rais. Il s'est conservé dans cette phrâse proverbiale; ne se soucier ni de rais, ni de tondus; c. à. d. de persone. — Raire ou réer, v. n. En termes de Vénerie, le cri du cerf.: "Les cerfs raient, ou réent, quand ils sont en rut.

Traductions

raire

mahnen