ramené, ée

RAMENÉ, ÉE

(ra-me-né, née) part. passé de ramener
Amené de nouveau, reconduit où il était d'abord. Un enfant ramené à la maison.
Qu'on a fait revenir à d'autres sentiments ou à un autre état.
L'Égypte ramenée à son obéissance [RAC., Bajaz. II, 1]
Peut-être des vainqueurs les esprits ramenés Rendraient enfin justice à deux infortunés [VOLT., Orph. V, 2]
Ramenés nous-mêmes sans cesse par nos besoins et par nos plaisirs, de la sphère des abstractions, vers les êtres réels [DIDER., Lett. sur les sourds et muets.]
Dont on fait revenir en arrière la pensée.
Là, sans crainte et sans espérance, Sur notre orageuse existence Ramenés par le souvenir, Jetant nos regards en arrière, Nous mesurerons la carrière, Qu'il aura fallu parcourir [LAMART., Médit. I, 25]
Réduit.
Il y a des choses qui, ramenées à leurs principes et à leur première institution, sont étonnantes et incompréhensibles [LA BRUY., XIV]
En termes de chimie, qu'on fait descendre d'un certain degré.
Le peroxyde ramené à un degré inférieur d'oxydation [THENARD, Instit Mém. scienc. t. III, p. 471]