rasé, ée

RASÉ, ÉE

(ra-zé, zée) part. passé de raser
Dont le poil est coupé tout près de la peau.
Les nègres se rasent la tête par figures, tantôt en étoiles, tantôt à la façon des religieux, et plus communément encore par bandes alternatives, en laissant autant de plein que de rasé [BUFF., Hist. nat. hom. t. IV, p. 308]
Dont la barbe est faite.
Je vous dirai une nouvelle la plus grande et la plus extraordinaire que vous puissiez apprendre, c'est que monsieur le Prince fit faire hier sa barbe ; il était rasé : ce n'est point une illusion, ni de ces choses qu'on dit en l'air, c'est une vérité ; toute la cour en fut témoin [SÉV., 17 janv. 1680]
Fig. et populairement. Ruiné, sans ressources.
Celui qui est rasé, comme on dit en argot de l'endroit, quitte discrètement sa place, les mains dans ses goussets vides [TH. GAUTIER, Feuilleton du Moniteur universel, 3 juin 1867]
Démoli à ras terre.
La ville [Thèbes] fut rasée : Alexandre ne conserva que la maison des prêtres et celle de Pindare [CONDIL., Hist. anc. II, 10]
Se dit d'un navire qui a perdu tous ses mâts par un mauvais temps ou dans un combat.
Terme de vétérinaire. Qui a éprouvé le rasement.
Terme de chasse. Perdrix rasée, faisan rasé, perdrix faisan, qui s'étend à ras terre pour n'être pas vu.