ravalement

ravalement

n.m.
Nettoyage d'une façade et application d'un enduit : Le ravalement d'un immeuble.

ravalement

(ʀavalmɑ̃)
nom masculin
action de remettre en état, de nettoyer un ravalement de façade

RAVALEMENT

(ra-va-le-man) s. m.
Action de ravaler, d'abaisser. Le ravalement d'un capuchon sur les yeux (vieux en ce sens).
Terme de marine. Abaissement d'une partie du pont inférieur, pour faciliter certains emménagements.
Terme de jardinage. Action de ravaler. Terme de forestier. Opération qui se pratique en recepant le vieux bois d'un arbre, ou des souches qui ont été coupées trop haut au-dessus du sol, ou exploitées avec peu de soin.
Terme de maçonnerie. Travail qu'on fait à un mur, à une façade, quand, après les avoir élevés, on les crépit de haut en bas ; l'ouvrage qui résulte de ce travail.
La neige bouche en dehors les vides de la bâtisse et lui sert de ravalement [CHATEAUBR., Amér. Chasse.]
Travail qu'on fait sur un vieux mur en pierre pour le blanchir.
Terme de menuiserie. Diminution d'une pièce de bois à certains endroits pour en faire saillir quelques parties.
Terme d'architecture. Petit enfoncement simple ou bordé d'une baguette, dans un pilastre, dans un corps de maçonnerie ou de menuiserie.
Clavecin, forte-piano à ravalement, clavecin qui a plus de touches que les clavecins ou pianos ordinaires.
Fig. Action le déprimer, de ravaler quelqu'un. Le ravalement du mérite d'autrui. L'abaissement dans lequel une personne est tombée. Après cet acte de lâcheté, il est tombé dans un grand ravalement. Action de s'humilier chrétiennement.
Qu'un plein ravalement ainsi m'est nécessaire ! Que je me dois pour moi des sentiments abjects ! [CORN., Imit. III, 14]
Au plur. Les actions par lesquelles on s'humilie, on se ravale chrétiennement.
Le plus grand devant Dieu c'est le moindre en soi-même ; Et les vertus que le ciel aime Par les ravalements trouvent l'art d'y monter [CORN., Imit. II, 10]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    L'on ne sent pas quel mal et prejudice il est advenu au monde du ravallement et extinction de la puissance paternelle [CHARRON, Sagesse, I, 49]
    Une petite viz [escalier] commençant au dessus du ravallement dudict logis [, Bibl. des chartes, 4e série, t. III, p. 63]

ÉTYMOLOGIE

  • Ravaler.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    RAVALEMENT.
    Ajoutez :
  • On désigne par ravalement les touches d'un clavier qui sont ajoutées en dessous de son étendue ordinaire, et par analogie on l'a appliqué aussi aux notes qui excèdent les quatre octaves dans les dessus des claviers à la main, mais qui ne complètent pas une cinquième octave.
    Aux pédales, le ravalement s'entend toujours des notes au-dessous du C, et l'on dit : un ravalement en A, en G, en F (ce qui est le plus grave), selon que le clavier descend en la, en sol ou en fa [RORET, Manuel du facteur d'orgues, t. III]

ravalement

RAVALEMENT. n. m. T. d'Architecture. Travail qu'on fait à un mur, à une façade, etc., lorsque, après les avoir élevés, on les crépit de haut en bas; Résultat de ce travail. Faire le ravalement d'un mur. Le ravalement de cette maison est de plâtre.

Il se dit aussi du Nettoyage extérieur d'une construction. On vient de terminer le ravalement de cette maison.

ravalement


RAVALEMENT, s. m. RAVALER, v. act. [Ravaleman, lé: 3e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Ravaler, c'est 1°. retirer en dedans du gosier. Ravaler sa salive. — Fig. st. famil. retenir ce qu'on était sur le point de dire. "Il a bien fait de ravaler ce qu'il vouloit dire. = 2°. En maçonerie, ravaler un mur, c'est le crépir de haut en bâs. = 3°. Fig. en parlant des personnes en régime, avilir, déprimer. C'est un de ces vieux mots, que la poésie conserve.
   Quoi! tu ne vois donc pas jusqu'où l'on me ravale....
   Seulement pour l'argent un peu trop de foiblesse,
   De ces vertus en lui ravalait la noblesse.
       Boileau.
Le réciproque, même en prôse, est plus usité: se ravaler, s'avalir, ou, s'humilier. "C'est bien; c' est trop se ravaler. L'actif se dit plutôt des chôses, qui touchent les persones que des persones mêmes. "Ravaler la gloire, le mérite de, etc. = Le neutre est entièrement hors d'usage, du moins au figuré.
   Avecque ce défaut, si digne de mépris,
   Votre beauté s'efface et ravale de prix.
       Trévoux.
= 4° Ravaler, c'est remettre plus bâs. "Ravaler des bâs, la genouillère d'une botte, un capuchon sur les épaules. Acad.
   RAVALEMENT a signifié aûtrefois, abaissement: "Il est tombé dans le ravalement. — Beaucoup de gens croient établir leur réputation par le ravalement et le mépris de leurs rivaux. Trév. — Aujourd' hui, il ne se dit plus qu'en maçonerie: faire le ravalement d'un mur. Voy. n°. 2°.

Traductions

ravalement

Bewurf

ravalement

[ʀavalmɑ̃] nm [façade] → restoration