ravilir

RAVILIR

(ra-vi-lir) v. a.
Rendre vil et méprisable.
Une si étrange dépravation qui nous fait voir d'un côté combien notre orgueil nous enfle, et de l'autre combien notre sensualité nous ravilit.... [BOSSUET, Connaiss. V, 6]
Ô qu'il était éloigné de ces prédicateurs infidèles qui ravilissent leur dignité jusqu'à faire servir au désir de plaire le ministère d'instruire ! [ID., Bourgoing.]
Se ravilir, v. réfl. Devenir vil et méprisable.
Ce que Jésus-Christ est venu chercher du ciel en terre, ce qu'il a cru pouvoir, sans se ravilir, racheter de son sang, n'est-ce qu'un rien ? [BOSSUET, Duch. d'Orl.]
Celui qui se ravilit par ses vices au-dessous des derniers esclaves [ID., Sermons, Sur l'honneur, 1]

ÉTYMOLOGIE

  • Re..., et avilir.

ravilir

RAVILIR. v. a. Rabaisser, rendre vil et méprisable. Il ne faut pas ravilir sa dignité. On l'emploie aussi avec le pronom personnel. En faisant des actions d'humilité, un chrétien ne se ravilit pas.

ravilir


RAVILIR, v. act. Rabaisser, rendre vil et méprisable. Actif, il régit les chôses, qui ont raport à la persone. Il ne faut pas ravilir sa dignité. — Réciproque, il se dit des persones même: en s'humiliant, on ne se ravilit pas. = Bossuet faisait un grand usage de ce verbe. "Il se sont ravilis. "Les Vaudois ravilissoient l'Église et le Sacerdoce.