raz

raz

[ ra] n.m. [ mot normand ]
Courant maritime très violent dans un passage étroit ; ce passage : Le raz de Sein.

RAZ

(râ) s. m.
Le bec du Raz, la pointe du Raz, ou, moins bien, cap du Raz, ou, elliptiquement, le Raz, cap à l'ouest du département du Finistère, sur l'océan Atlantique.
Il ne s'en est pas fallu trois heures de temps qu'une très grande flotte [de bâtiments marchands], venant ici par le Raz [de Saint - Mathieu] n'ait été prise, [, Rapport de Chateau - Renault, 13 juill. 1696, dans JAL]
Nom donné à deux courants très violents dans un passage très étroit, l'un à la pointe du Raz, l'autre dans la Manche, entre le cap La Hogue et l'île d'Aurigny, et dit Raz Blanchard, et, par extension, à tout courant rapide qui se fait sentir dans un canal, entre deux terres rapprochées, dans un détroit où se fait le déversement d'une mer dans une autre.
Une marée très forte, qui porte sud-est et nord-ouest, forme au milieu de ce passage un raz qui le traverse et où la mer s'élève et brise comme s'il y avait des roches à fleur d'eau [BOUGAINVILLE, Voy t. II, p. 182, dans POUGENS]
Raz de marée, soulèvement extraordinaire de la mer, dont la cause est encore inexpliquée, mais qu'on attribue à des volcans sous-marins ; il porte en un instant les vagues sur la terre, à la hauteur de plusieurs mètres, tellement que des villes entières en ont été submergées.
....De vraies cataractes qui couvrent la plaine à une immense distance, en engloutissant les hommes et les animaux et en rasant au niveau du sol toutes les habitations, tous les travaux agricoles ; ces raz de marées ont paru tellement étonnants, qu'on les a souvent attribués au mouvement que les tremblements de terre impriment au fond de la mer [BABINET, Revue des Deux-Mond. 1er déc. 1854, t. VIII, p. 1016]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Il ne se sauva que quelques petits vaisseaux par dessus les raz, pour ce qu'ils ne tiroient gueres d'eau [D'AUB., Hist. II, 211]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-bret. raz, courant très violent, remous.