rebailler

REBAILLER

(re-ba-llé, ll mouillées) v. a.
Terme vieilli. Bailler de nouveau.
Ne devais-je être sage et me ressouvenir D'avoir vu la lumière aux aveugles rendue, Rebailler aux muets la parole perdue, Et faire dans les corps les âmes revenir ? [MALH., I, 4]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    S'il avoit aceté [acheté] le vilenage qui li devoit douze deniers de cens, et il le rebailloit à douze deniers de cens [BEAUMANOIR, XLVII, 9]
  • XVIe s.
    Ces deux vers-là [un distique de Martial] furent traduits en ces deux-ci (qui ont pareillement la forme l'un d'hexametre, l'autre de pentametre) : Aube, rebaille le jour ; pourquoy nostr' aise retiens-tu ? Cesar doit revenir ; aube, rebaille le jour [H. EST., Précell. édit. FEUGÈRE, p. 42]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    REBAILLER. Ajoutez :
    Redonner à bail.
    Après que ledit sieur Letelier eut acquis le total de la propriété desdits quatrièmes, ils furent réunis à la recette des aides et rebaillés au profit du fermier général [CORN., Lexique, éd. Marty-Laveaux]