rebuffade

(Mot repris de rebuffades)

rebuffade

n.f. [ it. rebuffo ]
Refus brutal ou accueil désagréable : La délégation a essuyé une rebuffade du ministre affront, camouflet [litt.]

rebuffade

(ʀəbyfad)
nom féminin
refus plein de colère ou de mépris essuyer une rebuffade

REBUFFADE

(re-bu-fa-d') s. f.
Refus accompagné de paroles dures.
Ce serait me rendre indigne de vos bonnes grâces, si, crainte d'une rebuffade ou par l'appréhension de la peine, je manquais à vous proposer les véritables expédients, [, Lett. de Vauban à Louvois, dans Rev. des Deux-Mondes, 1er févr. 1862, p. 632]
La cabale se mit à répandre doucement le conseil de Chamillart à Monseigneur le duc de Bourgogne, et la rebuffade du roi à Mme la duchesse de Bourgogne [SAINT-SIMON, 205, 13]

ÉTYMOLOGIE

  • Rebuffer, rabuffer, verbe usité au XVIe siècle, et venant de rebuffe, mot du même temps ; de l'ital. rabbuffo, rebuffade, de ra, réduplicatif, et buffo, souffle (voy. BOUFFÉE).

rebuffade

REBUFFADE. n. f. Mauvais accueil, refus accompagné de paroles dures ou méprisantes. Recevoir une rebuffade. Essuyer, souffrir des rebuffades.

rebuffade


REBUFFADE, ou REBUFADE, s. f. REBUT, s. m. REBUTANT, ANTE, adj. REBUTER, v. act. [Dans ces mots, la particule re n'étant pas réduplicative, devrait être accentuée, mais l'usage y veut un e muet.] Rebufade, mauvais acueuil. Recevoir une rebufade. Essuyer, soufrir des rebufades. Il a eu bien des rebufades. On lui fit une facheûse rebufade. St. fam.
   REBUT. Action par laquelle on rebute, on rejète avec dureté, avec rudesse. Il a essuyé beaucoup de rebuts.
   Si je perds de la Cour les brillans avantages,
   Je n'ai point à soufrir mille rebuts cruels.       Mol.
= C'est aussi ce qui a été rebuté. "Ce Marchand n'a plus que du rebut. Marchandise, chôse de rebut. = Il régit quelquefois la prépos. de. "Vous n'aurez que le rebut de tout le monde.
   Le rebut de Madame est une marchandise,
   Dont on auroit grand tort d'être si fort éprise.
       Misant.
  Et ce seroit pour vous un homage trop bâs,
  Que le rebut d'un coeur qui ne vous valoit pas. Ibid.
"C'est l'homme le plus méprisable; c'est le rebut du genre humain. "En se convertissant sur le retour de l'âge, on n' ofre plus à Dieu que le rebut du monde et des passions.
   Et moi, triste rebut de la nature entière,
   La mort est le seul bien que j'ôsois implorer.       Rac.
Rebuter, c'est, 1°. en parlant des persones en régime, rejeter avec dûreté, avec rudesse. "Il vouloit entrer, mais on le rebuta à la porte. "Quand je lui parlai de cette afaire, il me rebuta. On le dit aussi dans ce sens, des chôses qui ont raport à la persone. "Rebuter des propositions, des excuses qu'on nous fait. "Il rebute tout ce qu'on lui propose. = 2°. En parlant des chôses, refuser avec dédain, ou simplement refuser. "il a rebuté ces marchandises, quoique belles et bones. = 3°. Avec les chôses pour sujet, et les persones pour régime, décourager, dégoûter. "La moindre chôses le rebute.
   Mon coeur n'est pas de ceux que le péril rebute.
       Volt. Sémiramis.
Il se rebute aisément. "Il est rebuté des chicanes qu'on lui fait; j'en suis aussi rebuté que lui. — Par extension, on le dit d'un cheval. "Ne gourmandez pas ce cheval, vous le rebuterez. "Prenez garde qu'il ne se rebute. = 4°. Choquer, déplaire. "Il a un air, une mine qui rebute, des manières, qui rebutent tous ceux qui ont afaire à lui.
   Être rebuté régit de devant les noms et les verbes. "Ils est rebuté de ce mauvais succês. "Les Soldats rebutés de se voir si souvent repoussés. Maimbourg.
   REBUTANT se dit dans les deux derniers sens. — Qui décourage, qui dégoûte. "Travail, remède rebutant; viande, étude rebutante. — Choquant, déplaisant. "Homme, air rebutant; mine, physionomie rebutante, etc. Manières rebutantes.

Synonymes et Contraires

rebuffade

nom féminin rebuffade
Mauvais accueil.
affront, gifle, rabrouement, refus -littéraire: camouflet.
Traductions

rebuffade

rebuff, snub

rebuffade

[ʀ(ə)byfad] nfrebuff
essuyer une rebuffade → to suffer a rebuff