receleur, euse

RECELEUR, EUSE

(re-se-leur, leû-z') s. m. et f.
Celui, celle qui recèle un objet volé.
Dès qu'il [un voleur] a été arrêté, il a promis de tout confesser, et même a nommé son receleur [GUI PATIN, Lett. t. II, p. 324]
Les lois grecques et romaines punissaient le receleur du vol comme le voleur [MONTESQ., Esp. XXIX, 12]
Celui qui cache des personnes auxquelles il est défendu de donner retraite. Fig.
Quand la vérité.... aurait été chassée de France par un ban publié, je croirais que vous seriez son receleur [BALZ., liv. VI, lett. 3]
Ce qui cache, enveloppe.
Pardonnez-moi, si j'ai quelque soupçon, Que cet habit dont vous êtes vêtue, En vous voilant, soit receleur d'appas [LA FONT., Poés. mêlées, XX]
Prov. S'il n'y avait point de receleurs, il n'y aurait point de voleurs.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Les recelleurs sont pires que les malfaiteurs [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 334]
  • XVIe s.
    Que vous pourroit il [le tyran] faire, si vous n'estiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traistres de vous mesmes ? [LA BOÉTIE, 23]

ÉTYMOLOGIE

  • Recéler ; wallon, riceleu.