ris

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1. ris

[ ri] n.m. pl. [ lat. risus, de ridere, rire ]
Litt. Plaisirs : Il aime les jeux et les ris.
Remarque: Ne pas confondre avec riz.

2. ris

[ ri] n.m. [ anc. scand. rif ]
Partie d'une voile que l'on peut serrer pour réduire l'action du vent.
Remarque: Ne pas confondre avec riz.

3. ris

[ ri] n.m.
Glande comestible du cou du veau et de l'agneau, qui constitue un plat délicat.

ris

(ʀi)
nom masculin
cuisine glande du cou d'un animal que l'on prépare en plat ris de veaud'agneau

RIS1

(rî) s. m.
Synonyme de rire 2.
Ce ris dédaigneux qu'excitent les personnes simples, lorsqu'on leur voit croire des choses impossibles [BOSSUET, Anne de Gonz.]
Le sage n'a jamais parlé avec plus de sens que lorsqu'il a dit dans l'Ecclésiaste, qu'il réputait le ris une erreur, et que la joie était une tromperie [ID., Sermons, 3e dim. après Pâques, Provid. préambule.]
Elle [l'ode] peint les festins, les danses et les ris [BOILEAU, Art p. II]
Elle [l'altération des traits] est plus grande dans un ris immodéré, que dans la plus amère douleur [LA BRUY., I]
Je doute seulement que le ris excessif convienne aux hommes qui sont mortels [ID., XI]
Le ris malin.... c'est la joie de l'humiliation d'autrui [VOLT., Dict. phil. Rire.]
[Elles] S'approchaient, me montraient avec un ris farouche [DUCIS, Macbeth, II, 6]
Défigurant son beau visage par des ris aussi forcés que bruyants [GENLIS, Ad. et Th. t. I, p. 89, dans POUGENS]
Ris de saint Médard, ris niais, contraint.
D'un ris de saint Médard il lui fallut répondre [RÉGNIER, Sat. VIII]
Un ris qui ne passe pas le nœud de la gorge, ris contraint.
Ris sardonique, voy. RIRE 2, n° 3.
Ris de Pâques, bon conte que les prédicateurs avaient coutume de faire à leur auditoire le jour de Pâques.
S. m. pl. Divinités qui, chez les anciens, présidaient à la gaieté ; en cet emploi il prend une majuscule.
Que dirais-je des traits où les Ris sont logés, Des yeux aux brillantes merveilles... ? [LA FONT., Psyché, I, p. 84]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Je si sovent me tormente, Ke je n'ai ne jeu ne ris [, Dame de Faiele, dans Couci]
    Ris et soulas et joie m'ont bien clamée quite [, Berte, XXXVII]
    Quant la serve l'entent, s' [si] en jeta un faus ris, Semblant fait qu'en fust lie [, ib. LXXV]
    Li riis du mund [monde] turna en lerme [, Édouard le conf. V. 3436]
  • XVe s.
    Le roy de France en eut bon ris.... [FROISS., III, p. 360, dans LACURNE]
    Li autres rit si très orriblement Qu'il semble folz ; tant li siet son ris mal, Que ce semble le ris d'un cardinal [E. DESCH., Poésies mss. f° 218]
  • XVIe s.
    Avec grands ris et batemens de mains [AMYOT, Timol. 27]
    De là estoit venu qu'on dit : c'est un ris d'hostellier, il ne passe pas le bout des dents ou plus tost des levres [BOUCHET, Serées, I, p. 25, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. ris ; portug. et ital. riso ; du lat. risus, qui vient de risum, supin de ridere, rire.

RIS2

(rî) s. m.Terme de marine.
Proprement, les plis que fait une voile dans la partie qu'on en soustrait au vent, lorsqu'on en diminue la surface, trop large pour la circonstance.
Le corsaire défit le ris de ses basses voiles, afin de s'éloigner avec plus de vitesse [D'ESTRÉES, à Seignelay, 22 mai 1680, dans JAL]
Je tins toujours deux ris dans le grand hunier [BOUGAINVILLE, Voy. t. II, p. 386]
Prendre des ris, diminuer la surface de la voile, en ployant contre la vergue la partie supérieure de cette voile comprise entre la ralingue et la première, la seconde ou la dernière bande de ris. Fig. et familièrement. Prendre, larguer des ris, se mettre à l'aise dans ses vêtements. Bande de ris, bande de toile cousue sur la ligne parallèle à la têtière.
Par extension, partie de la voile comprise entre le côté qu'on attache à la vergue et une ligne parallèle à la têtière. Le premier ris, le second ris.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Solunc l'oré portent les voiles ; à deus ris curent u à treis [, Brut, t. II, p. 141, note a]

ÉTYMOLOGIE

  • Danois, riv, rift, ris ; suéd. ref ; angl. reef ; comparez le danois reep, anglais, rope, corde.

RIS3

(rî) s. m.
Corps glanduleux placé à la gorge du veau ; c'est un manger délicat.
L'une [assiette] de champignons avec des ris de veau [BOILEAU, Sat. III]
J'avoue que mon estomac ne s'accommode point de la nouvelle cuisine : je ne peux souffrir un ris de veau qui nage dans une sauce salée, laquelle s'élève quinze lignes au-dessus de ce petit ris de veau [VOLT., Lett. d'Autré, 6 sept. 1765]

ÉTYMOLOGIE

  • On dit que c'est une altération pour rides de veau. Mais on trouve au XVIe siècle risée pour fressure :
    Le maistre du porceau va assurer son voisin.... qu'il lui en bailleroit une bonne risée [BOUCHET, Serées, II, p. 85, dans LACURNE]
    Ris doit tenir à risée ; mais qu'est risée ?

ris

RIS. n. m. Action de rire. Ris agréable. Ris dédaigneux et moqueur. Un ris forcé. Un ris amer. Il est peu employé.

Fig. et poétiquement, Les Grâces et les Ris. Les Amours, les Ris et les Jeux. Dans ces phrases, les ris sont personnifiés.

ris

RIS. n. m. Corps glanduleux qui est placé sous la gorge du veau ou de l'agneau et qui est un mets délicat. Un ris de veau. Des ris d'agneau.

ris

RIS. n. m. pl. T. de Marine. Partie d'une voile destinée à être repliée, à être serrée sur la vergue au moyen de petites cordes appelées Garcettes.

Prendre un ris, Serrer une de ces parties de voile. Prendre deux ris, prendre un second ris, En serrer deux. Etc.

ris

Ris, Risio, Risus.

Un ris desmesuré, Risus solutus, Cachinnus.

ris


RIS, s. m. [Ri, et devant une voyèle, riz.] 1°. C'est la même chôse que rire, subst. "Ris agréable ou dédaigneux et moqueur. Ris forcé, ris amer. "Des ris continuels, des ris éclatans. Les jeux et les ris.
   Le ris sur son visage est en mauvaise humeur.
       Boil.
On dit que le Poète, dans ce vers, avait en vue le Duc de Montausier. = 2°. Sorte de grain. Voy. RIZ. = 3°. Glandule, qui est sous la gorge du veau, et qui est un manger assez délicat. Un ris, des ris de veau.

Traductions

ris

[ʀi] vb
voir rire
ris de veau nmsweetbread (calf's)