roide

roide

[ rwad] adj.
Vx Raide.

roide

ROIDE. adj. des deux genres. Voyez RAIDE.

roide

Estre Roide de froid, Rigere gelu.

¶ Un homme roide et qui ne flechit jamais de la verité, Vir fortis.

Un homme roide qu'on ne sçauroit flechir de son innocence, Rigidae innocentiae vir.

Homme roide qui ne tient compte du credit de quelqu'un, Aduersus gratiae homo.

¶ Course plus roide et plus viste, Concitatior cursus.

roide


ROIDE, adj. ROIDEUR, s. f. ROIDILLON, s. m. ROIDIR, v. act. [Roade, deur, di-glion, di: 2e e muet au 1er: mouillez les ll au 3e. — Les opinions et la pratique sont partagés sur la prononciation de ce mot. Plusieurs, avec Regnier, veulent qu'on prononce roade; d'autres, avec Richelet, sont pour rède. M. de Wailly, dans le Rich. Port. met entre deux crochets, où il place comme nous les caractères, signes de la prononciation, raide, raideur, raidir. L'Académie, en n'avertissant pas qu'on prononce raide, fait entendre qu'on doit prononcer roade. Quelques-uns enfin admettent celui-ci pour le discours soutenu, et l'autre pour la conversation. Je pencherais pour ce dernier sentiment.] Roide, 1°. Qui est fort tendu, et qu'on a de la peine à plier. "Être roide de froid; avoir le brâs roide, les jambes roides. = 2°. Tomber, être tué roide mort, d'un seul coup. = 3°. Montagne roide, dificile à monter. = 4°. Fig. En parlant des persones, inflexible, opiniâtre. "Homme, esprit roide. — En st. prov. Roide comme une bârre de fer. = 5°. Roide, adv. Vite. "Cela va aussi roide qu'un trait d'arbalête. Pour bien jouer au volant, il faut jouer bâs et roide.
   ROIDEUR, qualité de ce qui est roide. "La roideur du brâs, des jambes. Être à cheval sans roideur. = Impétuosité de moûvement: balle poussé avec roideur. = La roideur d'une montagne, d'un escalier; la dificulté à monter et à descendre. = Inflexible fermeté ou sévérité: avoir de la roideur dans l'esprit, dans l'humeur. Aporter beaucoup, trop de roideur dans les afaires.
   Cette grande roideur des vertus du vieux âge,
   Heurte trop notre Siècle et les comuns usages.
       Misantr.
  ROIDIR, rendre roide. "Roidissez le brâs, la jambe. "Le froid lui avait roidi les jambes, et non pas avait roidi ses jambes = V. n. ou réc. Devenir roide. "Le linge mouillé roidit ou se roidit par la gelée. = Se roidir, en parlant des persones; tenir ferme; ne vouloir pas se relâcher. "Se roidir contre l'autorité, contre les obstâcles, contre les abus, contre l' adversité et les maux de la vie. "Loin de s'afaisser par le poids de l'infortune, son âme se roidit et s'éleve. Neuville. Or. Fun. du Maréchal de Belle-Isle.
   ROIDILLON, pente roide à monter dans un chemin. "Les chevaux eurent de la peine à monter ce roidillon.