roui, ie

ROUI, IE

(rou-i, ie) part. passé de rouir
Qui a subi le rouissage.
Il [le chanvre] est suffisamment roui, quand l'écorce s'enlève aisément dans toute sa longueur sur la chènevotte [SENNEBIER, Ess. art d'obs. t. III, p. 232, dans POUGENS]
Toute tige végétale rouie est une sorte de squelette fibreux débarrassé par une altération putride de tout ce qui l'entourait [FOURCROY, Conn. chim. t. VIII, p. 232]
Par extension.
C'est sur les vieux bois qui ont été longtemps exposés à l'action du soleil et de la pluie et qui ont été en quelque sorte rouis, que nos industrieuses mouches vont se pourvoir de la matière dont elles fabriquent leur papier [BONNET, Contempl. nat. XI, 23]
S. m. Action de rouir. La chaleur hâte le roui. Cette viande sent le roui, elle a un mauvais goût provenant de la malpropreté du vase où elle a été cuite.