séquelle

séquelle

n.f. [ lat. sequela, conséquence, de sequi, suivre ]
1. Trouble qui persiste après une maladie, une blessure : Sa surdité est une séquelle de l'explosion.
2. (Surtout au pl.) Conséquence qui est le contrecoup d'un événement, d'une situation : Les séquelles de l'inondation effet, répercussion, retombée

SÉQUELLE

(sé-kè-l') s. f.
Terme familier de mépris. Certain nombre de gens qui suivent quelqu'un, attachés aux intérêts de quelqu'un ou d'un parti.
Fuyez le monde et sa séquelle [LA FONT., Sœur Jeanne.]
Que maudit soit Ovide et toute sa séquelle ! [TH. CORN., Berger extrav. VI, 3]
M. de Richelieu ne le craignait [M. de Luxembourg] ni à pied ni à cheval, ni lui ni sa séquelle [SAINT-SIMON, 19, 223]
En parlant ainsi, ce juge sortit de la salle avec sa séquelle, c'est-à-dire avec son secrétaire et le commissaire [LESAGE, Est. Gonz. 40]
Je vois avec componction Que, dans l'infernale séquelle, Il [Frédéric II] sera près de Cicéron Et d'Aristide et de Platon, Ou vis-à-vis de Marc-Aurèle [VOLT., Ép. 74]
Suite, kyrielle, en parlant des choses.
Cet homme est venu me faire une longue séquelle de questions ridicules [, Dict. de l'Acad.]
Dîme de séquelle, nom qu'on donnait, dans quelques provinces, à une dîme que le curé percevait, hors des terres de sa dîmerie, par le droit qu'il avait de suivre le laboureur allant cultiver des terres étrangères.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    La monstre Raymon, escuier, et de deux autres escuiers de sa compagnie et sequele.... [, Quittance de 1369, Bibl. de l'École des chartes, 3e série, t. II, p. 128]
  • XVe s.
    Et tout incontinent s'enfuyt de la ville ledit messire Raiz de Luitre et toute sa sequelle [parti] [COMM., II, 3]
    Se il eust voulu asseurer dudit mariage le duc de Guyenne et le connestable et plusieurs autres, ilz et leurs sequelles se feussent tournez des siens contre le roy [ID., III, 2]
    Faces sont belles ; Poignants mamelles Valent or fin ; Mais les sequelles Sont moult crueles à la parfin [, Blason des faulces amours, p. 285, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Combien que lors ferme-amour avec elle De vrais subjets eust petite sequelle [MAROT, I, 195]
    Ceux-là [maux] sont excusables, qui se contentent de leur possession sur nous, sans l'estendre et sans introduire leur sequelle [MONT., IV, 274]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. sequela, conséquence, séquelle ; espagn. sequela ; ital. sequela, seguela ; du latin sequela, de sequi (voy. SUIVRE).

séquelle

SÉQUELLE. n. f. Terme péjoratif qui désigne les Clients d'un homme méprisable, les adhérents d'un parti dangereux. Je me moque de lui et de toute sa séquelle.

Il se dit aussi des Choses et signifie Suite. Cet homme est venu me faire une longue séquelle de questions ridicules.

En termes de Médecine, il se dit des Suites morbides d'une affection. Séquelle de paludisme.

séquelle


SÉQUELLE, s. f. [Sékèle; 1re é fer. 2e è moy. 3e e muet. — Plusieurs écrivent ce mot sans accent sur le 1er e, sequelle: l'Acad. y met un acc. aigu.] Il ne se dit que par mépris d'un nombre de gens, atachés à un parti. "Je me moque de lui et de toute sa séquelle. "Mille créanciers fondirent chez elle, avec des comissaires et toute leur séquelle. MARIV.

Synonymes et Contraires

séquelle

nom féminin séquelle
1.  Littéraire. Suite de personnes.
2.  Conséquence d'un événement.
Traductions

séquelle

צלקת (נ)

séquelle

sequela