sacrificateur

(Mot repris de sacrificateurs)

sacrificateur, trice

n.
Dans l'Antiquité, prêtre qui offrait les sacrifices.

SACRIFICATEUR

(sa-kri-fi-ka-teur) s. m.
Chez les Hébreux et chez les polythéistes, ministre préposé aux sacrifices.
Les sacrificateurs et les lévites, enfants de Sadoc, qui ont gardé les cérémonies de mon sanctuaire, pendant l'erreur des enfants d'Israël, seront toujours devant ma face [BOSSUET, 2e instr. pastorale, sur les prom. de J. C. 24]
Melchisédech, qui n'était point Juif, était sacrificateur de Dieu [VOLT., Pol. et lég. Tolérance, si l'intolérance fut de droit divin.]
Chez les Hébreux, grand sacrificateur, titre du souverain prêtre, choisi dans la famille d'Aaron.
Ce lieu si caché [le saint des saints, dans le temple de Jérusalem], si impénétrable, était ouvert une fois l'année ; mais il n'était ouvert que rarement et à une seule personne, qui était le grand sacrificateur [BOSSUET, Sermons, Ascension, 1]
Sacrificatrice, celle qui sacrifie ; prêtresse qui offre les sacrifices. Adj. Vénus Sacrificatrice, surnom de Vénus dans des inscriptions.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Les sacrificateurs, estans choisis de la lignée de Levi, entroyent au sanctuaire [CALV., Instit. 257]
    Il prend en premier lieu ce qui avoit esté dit par le prophete touchant la sacrificature de Jesus Christ ; car, puisque le pere l'a constitué sacrificateur eternel, il est certain que la sacrificature levitique est ostée [ID., ib. 343]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. et espagn. sacrificador ; ital, sacrificatore ; du lat. sacrificatorem, de sacrificare, sacrifier.

sacrificateur

SACRIFICATEUR. n. m. Celui qui sacrifie, ministre préposé pour faire les sacrifices. Ce mot n'est usité qu'en parlant des Hébreux et des païens. Le grand sacrificateur. Le souverain sacrificateur. L'office de sacrificateur. Les sacrificateurs s'emparèrent de la victime.

sacrificateur

Sacrificateur, Sacrificola, Immolator.

sacrificateur


SACRIFICATEUR, s. m. SACRIFICATûRE, s. f. SACRIFICE, s. m. SACRIFIER, v. act. [Sakrifika-teur, tûre, fice, fi-é: dern. e muet au 3e, é fer. au dern. 5e lon. au 2d.] Sacrifice est 1°. au propre, action par laquelle on ofre quelque chose à la Divinité, avec certaines cérémonies: Faire, ofrir un Sacrifice: ofrir quelque chôse en sacrifice. "J. C. s'est ofert en sacrifice à son Père sur la croix. "Il est ofert tous les jours en sacrifice sur nos autels. = 2°. Figurément et par une exagération, admise par l'usage, renoncement à quelque chose de considérable pour l'amour de quelqu'un. "Je vous fais un sacrifice de tous les intérêts que j'ai dans cette afaire. "Je vous fais le sacrifice de l'injûre que j'ai reçue~ "Le Protecteur (Cromvel) obligea le Roi~ de France de faire sortir de ses États Charles II et son frère le Duc d'Yorck, petits-fils de Henri IV, à qui la France devait un azile. On ne pouvait faire un plus grand Sacrifice de l'Honeur à la fortune. Volt.
   Rem. Quand on parle de la Messe, on emploie toujours sacrifice au singulier. On dit, entendre plusieurs Messes; mais on ne dit pas, assister à plusieurs saints sacrifices, comme l'a dit un Auteur anonyme. "Ils assistent aux Sermons et aux saints Sacrifices.
   SACRIFICATEUR, Ministre préposé pour faire des Sacrifices. Sacrificatûre, la dignité, la fonction de Sacrificateur. On ne se sert de ces deux mots qu'en parlant des anciens Juifs et des Gentils.
   SACRIFIER; 1°. Ofrir un sacrifice. "Sacrifier des victimes, un agneau, un taureau, etc. = V. n. Sacrifier à Dieu, aux Idoles, etc. = 2°. Se priver de quelque chôse pour l'amour de quelqu'un, y renoncer en sa considération. "Il lui sacrifia son ressentiment. = 3°. Aquérir ou conserver une chôses par la perte d' une aûtre. "Sacrifier sa fortune à son honeur, à son devoir. — Sacrifier tout à ses intérêts, faire céder toutes choses à, etc. = 4°. Employer. "Sacrifier son tems, son loisir, à un ouvrage, à une afaire. = 5°. Se sacrifier, se dévouer. "Se sacrifier pour la Religion, pour sa famille, pour ses amis.
   Rem. 1°. Sacrifier, au futur et au conditionel, n'est que de 4 syllabes et l'e y est muet; Plusieurs Poètes même ne l'écrivent pas: il sacrifiera, il sacrifierait, etc. pron. sacrifîra, sacrifîrè:
   Et je sacrifirois à de si puissans noeuds
   Ami, femme, parens, et moi-même avec eux.
       MOL.
Rem. 2°. Sacrifier, neutre, a un plus beau sens au figuré, que sacrifier actif. Celui-ci ne signifie que céder; l'autre veut dire, ofrir des victimes, immoler: il fait image. "Des sentimens vertueux y influèrent certainement (dans la paix de Risvick:) ceux, qui pensent que les Rois et leurs Ministres sacrifient sans cesse et sans mesûre à l'ambition, ne se trompent pas moins que celui, qui penserait qu'ils sacrifient toujours au bonheur du monde. Volt. "Je n'ai sacrifié ni au crédit, ni à la puissance. = On dit, en style badin, d'un homme, qui fait tout gaûchement et de mauvais air, qu'il n' a pas sacrifié aux Grâces.

Traductions

sacrificateur

כוהן (ז)

sacrificateur

sacrificatore