serf

serf, serve

[ sɛr ou sɛrf, sɛrv] n. et adj. [ du lat. servus, esclave ]
Sous la féodalité, paysan attaché à une terre et dépendant d'un seigneur.
Remarque: Ne pas confondre avec cerf.
adj.
Relatif au servage : La condition serve.

serf

SERF, ERVE. (On prononce l'F.) n. Homme, femme attachés au domaine qu'ils cultivaient moyennant redevance au seigneur qui en était le propriétaire.

Il s'emploie aussi adjectivement. Condition serve. Terre serve.

serf

Un Serf, Seruus.

Un serf né en nostre maison de nostre serve et esclave, Verna vernae.

Serf fugitif, Fugitiuus seruus.

Le lieu où on enserroit et enchainoit on anciennement les serfs et les y faisoit on besongner, Ergastulum. Le mot signifie aussi les serfs ainsi enchainez.

Serfs tous nouveaux qu'on mettoit en vente, Venales.

Marchant de serfs et esclaves, Venalitiarius, Venalitius.

Qui avoit la charge des serfs emprisonnez et attachez, Ergastularius.

Qui faisoit mestier de cercher les serfs fugitifs, et les ramenoit à leurs maistres, Fugitiuarius.

Le lieu où l'on vendoit les serfs, Venalitium.

L'assemblée des serfs, Familia.

La quantité du grain qui se bailloit anciennement à chasque serf pour sa provision d'un mois, Demensum.

Une guerre concitée par les gens de serve condition, et par les serfs, Bellum seruile.

Appartenant à serfs, Seruilis.

Affranchir un serf et luy donner liberté, Manumittere seruum.

De serf fait franc, E seruo libertus.

Celuy qui achetoit anciennement les serfs, et les accoustroit proprement et façonnoit, pour les mieux revendre, comme font aujourd'huy les maquignons en chevaux, et frippiers en habillemens, Mango mangonis.

Quand le maistre anciennement livroit ses serfs, et consentoit qu'on leur baillast la torture, pour enquerir la verité de quelque fait concernant l'interest d'autruy, Dare in quaestionem seruos.

Offrir de bailler ses serfs pour estre mis à la question, pour sçavoir la verité de quelque cas, Polliceri in quaestionem seruos.

Presenter et exhiber son serf pour estre mis à la torture, pour sçavoir de luy verité d'aucun cas, In quaestionem seruum ferre.

Prendre les serfs d'aucun pour ce faire, Quaestioni accipere seruos.

Il a accusé le serf de Habitus de larrecin, Furti egit cum seruo Habiti.

serf


SERF, SERVE, adj. et subst. [1re ê ouv. l'f se prononce au 1er.] Qui n'est pas libre; qui est dépendant d'un maître. "Il est serf: en Pologne les paysans sont serfs, sont de condition serve. "La condition des serfs, est à certains égards plus heureûse que celle de certains hommes libres. = Serf ne se dit que dans l'histoire moderne. Quand il est question de l'Histoire Anciène, on doit toujours dire, esclâve. BREBEUF dit de Marius qu'il
   Remplit des légions de Serfs et de forçats...
   Les Serfs sur leur Seigneur vengent leur servitude.
Cela ne vaut rien, même en vers. On ne savait ce que c'était à Rome que des serfs et des Seigneurs: on n'y conaissait que des esclaves et des Maîtres. = On ne doit pas confondre serf avec cerf, comme l'ont fait quelquefois des Imprimeurs, qui ignoraient ce que le premier signifie. "Les prisoniers faits dans les batâilles étoient réduits en esclavage: l'usage d' avoir des cerfs devint três-comun. Hist. d'Angl. "Ces esclaves ressembloient aux cerfs, qui sont en Pologne Ibid.

Synonymes et Contraires

serf

adjectif serf
1.  Relatif à l'état de serf.
2.  Littéraire. Qui fait preuve de soumission.
Traductions

serf

serf

serf

servo

serf

siervo

serf

农奴

serf

農奴

serf

SERF

serf

농노

serf

[sɛʀ(f), sɛʀv] nm/fserf