sien

sien, enne

[ sjɛ̃, ɛn] pron. poss. [ lat. suum ]
Précédé de le, la ou les, désigne ce qui appartient ou se rapporte à un possesseur de la 3e pers. du sing. : Cet enfant est aussi le sien. Vos meubles sont plus beaux que les siens que ceux qu'il ou qu'elle possède ou fabrique
Faire des siennes,
Fam. faire des bêtises, des folies.
Les siens,
ses parents, ses proches ; ses amis : Il a besoin de l'approbation des siens de sa famille
adj. poss.
(En fonction d'épithète) Litt. Qui est à lui, à elle : Un sien cousin. La générosité qui est sienne. Il a fait sienne cette théorie il l'a adoptée

sien

SIEN, IENNE. pron. possessif de la troisième personne. Ce n'est pas mon livre, c'est le sien. Mes intérêts et les siens sont les mêmes. Quiconque se charge des affaires d'autrui est souvent obligé de négliger les siennes. Il croyait ne travailler que pour son profit, mais chacun y trouvera le sien. Il s'intéresse à votre gloire comme à la sienne propre.

LE SIEN s'emploie quelquefois comme nom et désigne Ce qui appartient en propre à une personne. Il ne demande que le sien. Il y a mis du sien.

Il signifie aussi Ce qui vient d'une personne. Il vous a rapporté la chose telle qu'elle s'est passée, il n'y a rien ajouté du sien.

Y mettre du sien, Contribuer à quelque chose. Il signifie aussi, figurément, Faire des concessions, s'imposer des sacrifices. Pour conclure cet accord, il a fallu que chacun y mette du sien.

LES SIENS se dit comme nom masculin pluriel des Proches, des alliés, de ceux qui appartiennent en quelque façon à quelqu'un. C'est un excellent père de famille, qui ne vit que pour les siens. Il a stipulé pour lui et pour les siens. Ce général fut abandonné par les siens.

Prov., On n'est jamais trahi que par les siens se dit lorsqu'On éprouve un mauvais procédé de la part de quelqu'un de ses parents, de ses amis, de ses partisans.

Dans le langage de l'Écriture, Dieu connaît, protège les siens, éprouve les siens, Ceux qui se consacrent, qui se dévouent à lui.

Fam., Faire des siennes, Faire des folies, jouer de mauvais tours, avoir de mauvais procédés qui sont bien dans le caractère, dans les habitudes de celui qui s'en est rendu coupable. Ce jeune homme a fait des siennes. Il va faire encore des siennes. Tout allait bien : il a fallu que ce triste individu vînt tout gâter en faisant des siennes.

SIEN, SIENNE s'employait dans l'ancienne langue comme adjectif possessif. Il se dit encore ainsi dans quelques expressions. Un sien neveu, un sien ami, Un neveu qu'il a, un de ses amis. Il fait siennes les idées des autres, Il les considère comme ses propres idées.

sien

Sien, Suum.

Garder le sien, Suum tenere.

Chacun y a mis du sien, Ex symbolis fabula conflata, Bud. ex Macrob.

Agir, ou plaider pour la restitution du sien, ou de sa chose, Repetere rem iudicio, B.

Il couste bien cher à avoir le sien par proces, Magno stat in foro ius suum obtinere, B.

On est souvent blasmé, ou mal estimé de vouloir garder le sien, Crimini et inuidiae saepe est hominibus suum seruare velle, B.

Il faut quelque fois plaider, ou perdre le sien, Aut manus dandae sunt improbo et insultanti aduersario, aut pistrinum forense ineundum, B.

Elle est sienne, Sua est.

Le sien amour, Suus amor.

Des siens, Ex suo numero.

sien


SIEN, SIENNE, pronom possessif relatif. [Sièn, siè-ne: 1re è moy.] Il se décline avec l'article défini. "Mes afaires et les siènes: de mon intérêt et du sien. = * Plusieurs se servent de ce pronom relatif, à la place du pronom absolu. Ils disent un sien frère, une sienne soeur. Il faut dire: son frère, sa soeur, ou bien, un de ses frères; une de ses soeurs. = On disait autrefois être sien, sienne, pour, être à lui, à elle; lui apartenir.
   Ainsi ce rang est sien, cette faveur est sienne.
       CORNEILLE, Polieucte.
Et ainsi des pronoms de la 1re et de la 2de persone. "Cette maison est miène. Dites est à moi, ou, m'apartient. "J. C. peut disposer des grâces, qu'il nous distribûe, comme de chôses qui sont siennes. BOSS.
   Vis pour ton cher Tyran, tandis que je meurs tienne.
       CORN. Cinna.
— Ce que Dieu a comandé, ce sien serviteur (st. Augustin) le recomande. St. Fr. de Sales. = Le sien, subst. abstrait. "À~ chacun le sien ce n'est pas trop. "On ne fait tort à persone, quand on ne demande que le sien. Les siens; ses parens, ses héritiers, etc. "Il a soin des siens: il a stipulé pour lui et pour les siens. = Faire des siennes, c'est en st. prov. faire des tours de son métier, d'étourdi, s'entend, et de jeune fou.

Traductions

sien

(sjɛ̃)
pronom possessif

sienne

her, hissuo (sjɛn)
ce qui est à lui, à elle Mon scooter est en panne, j'ai pris le sien. Ce n'est pas ton idée, c'est la sienne.

sien

[sjɛ̃, sjɛn]
pron
[homme, mâle] le sien → his
la sienne → his
les siens → his
les siennes → his
"C'est le vélo de Paul?" - "Oui, c'est le sien." → "Is this Paul's bike?" - "Yes, it's his."
[femme, femelle] le sien → hers
la sienne → hers
les siens → hers
les siennes → hers
"C'est le vélo d'Isabelle?" - "Oui, c'est le sien." → "Is this Isabelle's bike?" - "Yes, it's hers."
[institution] le sien → its own
la sienne → its own
les siens → its own
les siennes → its own
nm
y mettre du sien → to pull one's weight
nmpl
les siens → one's loved ones
nfpl
faire des siennes → to be up to one's usual tricks