signalé, ée

SIGNALÉ, ÉE

(si-gna-lé, lée) part. passé de signaler
Marqué par quelque signe.
Sacrés monts, fertiles vallées, Par cent miracles signalées [RAC., Esth. I, 2]
Vous savez avec quelle précaution les vaisseaux évitent les écueils signalés par les naufrages des premiers navigateurs ; ainsi, dans mes voyages, je mettais à profit les fautes de mes semblables [BARTHÉL., Anach. ch. 78]
Remarquable.
H. Estienne prétend que nous pouvions nous passer de signalé, qu'on ne le disait même plus de son temps qu'en parlant des personnes, et qu'on n'imitait pas encore les Italiens qui disent vizii segnalati ; mais aujourd'hui on dit fort bien avec M. de Voiture : Vous leur ferez une faveur signalée (VOIT. Lett. 41) [VAUGEL., Nouv. Rec. obs. de M***, p. 319]
Voici une des plus signalées sottises que j'aie jamais faites [RETZ, Mém. t. II, liv. III, p. 35]
Consultons sur ce point quelque auteur signalé [BOILEAU, Lutr. IV]
Le roi [Louis XV] dit que, depuis la bataille de Poitiers, aucun roi de France n'avait combattu avec son fils, et qu'aucun depuis saint Louis n'avait gagné de victoire signalée contre les Anglais [VOLT., Louis XV, 15]