simulé, ée

SIMULÉ, ÉE

(si-mu-lé, lée) part. passé de simuler
Qu'on a fait paraître comme réel, quoique ne l'étant pas.
Cette résistance du parlement de Bordeaux a été traitée de simulée par presque tout le monde ; mais elle m'a été confirmée pour véritable et pour très sincère par M. de Bouillon [RETZ, Mém. t. II, liv. III, p. 164, dans POUGENS]
Tant de contrats simulés qui se font tous les jours au mépris des lois divines et humaines [BOURDAL., Serm. 22e dim. après la Pentecôte, Domin. t. IV, p. 330]
Il se fit une paix simulée entre le roi et le prélat ; Becquet revint donc en Angleterre.... [VOLT., Mœurs, 50]
Maladies simulées, maladies dont on détermine en soi les symptômes par des moyens artificiels et qu'on paraît avoir, afin de s'exempter ainsi de remplir des devoirs imposés par la société ou par les lois.
Qui veut paraître ce qu'il n'est pas.
Moins simulés dans nos refus, Nous ignorions l'indigne abus De colorer par des souplesses Une amitié qu'on ne sent plus [BERNIS, Épît. II, Mœurs.]