suborner

suborner

v.t. [ du lat. subornare, équiper, de ornare, orner ]
1. Inciter un témoin à faire un faux témoignage : L'accusé a tenté de suborner des témoins corrompre, soudoyer
2. Litt. Séduire une femme.

suborner


Participe passé: suborné
Gérondif: subornant

Indicatif présent
je suborne
tu subornes
il/elle suborne
nous subornons
vous subornez
ils/elles subornent
Passé simple
je subornai
tu subornas
il/elle suborna
nous subornâmes
vous subornâtes
ils/elles subornèrent
Imparfait
je subornais
tu subornais
il/elle subornait
nous subornions
vous suborniez
ils/elles subornaient
Futur
je subornerai
tu suborneras
il/elle subornera
nous subornerons
vous subornerez
ils/elles suborneront
Conditionnel présent
je subornerais
tu subornerais
il/elle subornerait
nous subornerions
vous suborneriez
ils/elles suborneraient
Subjonctif imparfait
je subornasse
tu subornasses
il/elle subornât
nous subornassions
vous subornassiez
ils/elles subornassent
Subjonctif présent
je suborne
tu subornes
il/elle suborne
nous subornions
vous suborniez
ils/elles subornent
Impératif
suborne (tu)
subornons (nous)
subornez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais suborné
tu avais suborné
il/elle avait suborné
nous avions suborné
vous aviez suborné
ils/elles avaient suborné
Futur antérieur
j'aurai suborné
tu auras suborné
il/elle aura suborné
nous aurons suborné
vous aurez suborné
ils/elles auront suborné
Passé composé
j'ai suborné
tu as suborné
il/elle a suborné
nous avons suborné
vous avez suborné
ils/elles ont suborné
Conditionnel passé
j'aurais suborné
tu aurais suborné
il/elle aurait suborné
nous aurions suborné
vous auriez suborné
ils/elles auraient suborné
Passé antérieur
j'eus suborné
tu eus suborné
il/elle eut suborné
nous eûmes suborné
vous eûtes suborné
ils/elles eurent suborné
Subjonctif passé
j'aie suborné
tu aies suborné
il/elle ait suborné
nous ayons suborné
vous ayez suborné
ils/elles aient suborné
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse suborné
tu eusses suborné
il/elle eût suborné
nous eussions suborné
vous eussiez suborné
ils/elles eussent suborné

SUBORNER

(sub-or-né) v. a.
Porter à faire une action contre le devoir, une mauvaise action.
Suborner par discours une femme coquette [RÉGNIER, Sat. III]
Je les ai subornés contre vous à ce compte ? [CORN., Nicom. III, 7]
Je lui donne ma fille et tout le bien que j'ai, Et, dans le même temps, le perfide, l'infâme, Tente le noir dessein de suborner ma femme [MOL., Tart. v, 3]
Elle accusa Narbal d'être entré dans une conjuration contre Pygmalion, et d'avoir essayé de suborner les peuples pour se faire roi au préjudice de Baléazar [FÉN., Tél. VIII]
Deux sujets du pape et un prêtre de Venise subornèrent deux assassins pour tuer Fra Paolo ; ils le percèrent de trois coups de stylet [VOLT., Mœurs, 185]
Fig.
On a beau dire, il faut avouer que la religion chrétienne a quelque chose d'étonnant ; c'est parce que vous y êtes né, dira-t-on ; tant s'en faut, je me raidis contre par cette raison-là même, de peur que cette prévention ne me suborne [PASC., Relig. chrét. 18, édit. FAUGÈRE.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Se li tesmoins voloit dire le contraire de ce qu'il avoit dit devant, il n'en seroit pas oys ; car il sanlleroit qu'il en fust subornés, et il meisme se proveroit à parjure [BEAUMANOIR, XL, 38]
  • XIVe s.
    Touz les subjès Girart par grans dons [il] suborna, Et par devers le roi tout à bout les tourna [, Girart de Ross. v. 1643]
    Quiconque dudit mestier vendra son euvre à son estal et à son hostel, et il y vient marchans, ils ne les doivent soubourner ne appellier, s'ils ne sont en leur estal ou maison, ou passans par devant, sur poine de cinq sols d'amende [DU CANGE, subornare.]
  • XVe s.
    Peuples s'esmuet, l'eglise est subournée ; Noblesce fauit, tant est mal ordonnée [E. DESCH., Souffrances du peuple.]
  • XVIe s.
    Un corps de garde surpris ou suborné feroit entrer les ennemis en la ville [D'AUB., Hist. II, 340]
    Je fauldrois plus tost vers l'aultre extremité [ne pas croire ce qui m'est favorable] ; tant je crains que mon desir me suborne [MONT., IV, 160]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. subornar ; espagn. sobornar ; ital. subornare ; du lat. subornare, proprement pourvoir, équiper, préparer en cachette, enfin suborner, de sub, sous, et ornare, orner.

suborner

SUBORNER. v. tr. Séduire, porter à faire une mauvaise action, une action contre le devoir. Il a suborné cette fille. Suborner des témoins pour les faire déposer contre la vérité.

suborner

Suborner, Subornare.

Suborner un accusateur pour deferer aucun, Accusatorem ponere, vel apponere alicui, Accusatorem subornare.

Susciter et suborner un accusateur ayant intelligence avec celuy qui est accusé, Accusatorem interponere.

Suborner un encherisseur, Apponere licitatorem.

Suborner des calomniateurs, Calumniatores apponere.

Ceux qui subornent les delateurs, Mandatores.

Suborner un faux tesmoing, Falsum testem subornare. Ex Cicerone.

S'efforcer de suborner un tesmoing, Testis fidem attentare. B.

Suborner tesmoings, Testibus praescribere quid dicturi sint, Testibus rogandis testimonium verbis praeire, Testimonium dictare. Bud.

Synonymes et Contraires

suborner

verbe suborner
Inciter à un faux témoignage.
acheter, soudoyer -familier: arroser -littéraire: corrompre, stipendier.
Traductions

suborner

subornar

suborner

bestechen

suborner

bribe

suborner

subaĉeti

suborner

sobornar

suborner

subornare

suborner

omkopen

suborner

przekupić

suborner

subornar

suborner

[sybɔʀne] vt (DROIT) [+ témoins] → to suborn, to tamper with