subsistance

subsistance

[ sybzistɑ̃s] n.f.
Nourriture et entretien de qqn : Elle assure seule la subsistance de sa famille.

subsistance

(sybzistɑ̃s)
nom féminin
le fait de pouvoir vivre selon ses besoins assurer la subsistance de ses enfants

SUBSISTANCE

(sub-si-stan-s') s. f.
Nourriture et entretien.
Il [Saint-Aubin] fait excuse d'avoir mis son bien à fonds perdu, fondé sur le besoin de la subsistance [SÉV., 19 nov. 1688]
J'avoue que Dieu ne leur a accordé [aux pauvres] aucun fonds en propriété ; mais il leur a assigné leur subsistance sur les biens que vous possédez, tout autant que vous êtes de riches [BOSSUET, Panég. St François d'Ass. 1]
Ce corps immense et avide [l'armée des Perses].... consumait tout en peu de temps ; et on a peine à comprendre d'où il pouvait tirer sa subsistance [ID., Hist. III, 5]
Il fallait envoyer de tous côtés des partis pour chercher des vivres, c'est-à-dire pour aller ravir à vingt lieues à la ronde la subsistance des paysans [VOLT., Russie, I, 17]
Comme aucun homme ne peut tirer sa subsistance absolument de lui-même, et qu'on ne saurait l'en tirer de plus près que par son travail [J. J. ROUSS., Hél. I, 24]
L'existence de la mouche est nécessaire à la subsistance de l'araignée [DIDER., Ess. sur la vertu.]
Celui-ci.... s'éloigna d'elle et refusa même de lui assurer une subsistance pour un enfant dont il l'avait laissée enceinte [BERN. DE ST-P., Paul et Virg.]
Fig.
C'est [vos lettres] tellement la subsistance nécessaire de mon cœur et de mon esprit, que je languis quand elle me manque [SÉV., à Mme de Grignan, 30 avr. 1689]
Au plur. Ce qui est nécessaire pour l'alimentation d'une contrée.
La pénurie des subsistances tient moins à l'infécondité des terres qu'aux fautes du gouvernement [TESSIER, Instit. Mém. scienc. t. I, p. 278]
Au plur. Tout ce qui est nécessaire à la nourriture d'une armée. La citadelle manquait de subsistances.
Le reste de cette campagne ne fut plus que subsistances [SAINT-SIMON, 23, 4]
Dès lors [dans la retraite de Moscou], suivant qu'ils se trouvèrent les plus forts ou les plus faibles, ils arrachèrent violemment ou dérobèrent à leurs compagnons mourants leurs subsistances, leurs vêtements [SÉGUR, Hist. de Nap. IX, 14]
Terme d'administration militaire. Mettre un homme en subsistance dans un régiment, nourrir et solder un soldat isolé qui a été recueilli dans un régiment, jusqu'à ce qu'il puisse rejoindre son corps.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ce mot [hypostase] emporte subsistence, qui reside en un seul Dieu [CALV., Instit. 70]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. subsistentia, de subsistere, subsister.

subsistance

SUBSISTANCE. n. f. Nourriture et entretien. Pourvoir à la subsistance d'une armée. Tirer sa subsistance de quelque chose. Il a sa subsistance assurée. Il travaille pour la subsistance de sa famille. Il n'a aucun moyen de subsistance.

En termes d'Administration militaire, Mettre un homme en subsistance dans un régiment, Recueillir dans ce régiment un soldat isolé dont le corps est éloigné, le nourrir et lui donner la solde.

SUBSISTANCES, au pluriel, se dit de Tout ce qui est nécessaire à la nourriture et à l'entretien d'une armée. Cette armée tire ses subsistances de tel pays. La citadelle manquait de subsistances.

subsistance


SUBSISTANCE, s. f. SUBSISTANT, ANTE, adj. SUBSISTER, v. n. [3e lon. aux 3 prem. é fer. au 4e.] Subsister, c'est, 1°. Exister, continuer d'être. "Les Pyramides d'Égypte subsistent depuis trois mille ans. = 2°. Demeurer en force et en vigueur. "Cette loi subsiste encôre. = 3°. Vivre et s'entretenir. "Il n'a pas les moyens de subsister. "Faire subsister une Armée.
   Rem. 1°. Si je ne me trompe, subsister se dit des chôses inanimées; et exister, des animaux: "Cet édifice subsiste-t'il encôre. "Cet homme est bien vieux: je croyais qu'il n'existait plus. Je pense donc que M. de Bufon a parlé improprement, quand il a dit: "On ne sait quel est l'animal subsistant (existant) auquel on doit apliquer ce nom? — Quand il s'agit de nourritûre, subsister se dit des animaux. = 2°. Ce verbe signifie exister encôre: il marque, non le comencement de l'existence, mais sa continuation. Il n'est donc pas bon à employer dans les tems qui expriment le pâssé, excepté qu'on ne l'emploie dans un sens négatif. "Cet édifice a subsisté pendant deux mille ans. On veut dire par là, qu'il ne subsiste plus. "Un de ces arbres avoit subsisté du tems d'Abraham. Je crois qu'il falait dire, subsistait.
   SUBSISTANCE n'a raport qu'au 3e sens de subsister. Nourritûre et entretien. "Pourvoir, fournir à la subsistance de, etc. "Il travaille pour la subsistance de sa famille. = Pluriel, Vivres, munitions. "L'hiver était rude, les subsistances manquaient. Volt.
   SUBSISTANT, qui subsiste. (n°. 1°.) "Cette branche est celle de Coucy-Polecourt, encore aujourd'hui subsistante en Champagne. Ann. Litt. "La fièvre intermittente est une maladie subsistante, même dans l'intervale de santé aparente, que les accês laissent entre eux. Voullonne. = Cet adjectif verbal n'est pas dans les Dictionaires. Il peut être utile en certaines ocasions. Voy. SUBSISTER, Rem. n°. 1°.

Synonymes et Contraires

subsistance

nom féminin subsistance
Nourriture et entretien.
le vivre et le couvert -littéraire: pitance.
Traductions

subsistance

subsistence

subsistance

vivenza

subsistance

[sybzistɑ̃s] nfsubsistence
pourvoir à la subsistance de qn → to keep sb, to provide for sb's keep