suint

(Mot repris de suints)

suint

[ sɥɛ̃] n.m. [ de suer ]
Graisse qui imprègne la toison des moutons.

SUINT

(suin) s. m.
Matière animale grasse qui sort du corps des moutons et qui s'attache à leur laine.
Plus une laine est fine, plus elle contient de suint ; celle des mérinos en contient les deux tiers de son poids, tandis que les laines communes n'en contiennent que le quart du leur [THENARD, Traité de chim. t. III, p. 313, dans POUGENS]
Laine en suint, laine qui n'a pas été débarrassée de son suint.
Suint de verre, seconde écume du verre en fusion, qu'on ôte après avoir déjà ôté la plus grosse, et qui s'emploie pour différentes sortes d'ouvrages.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Suin [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. sucidus, humide, en suint, d'après Ménage et M. Bréal : suit, d'où suint, avec intercalation d'une n, comme dans rendre de reddere. Sucidus vient de sucus (voy. SUC). à ce propos, ne peut-on pas penser que le berrichon fouin, putois (foinez, dans Ren. v. 9046), vient de foetidus ?

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    SUINT. Ajoutez :
    Terme de commerce.
    Les suints, les laines en suint. Les suints valent aujourd'hui de 2 fr. 30 à 2 fr. 90 [, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. III, p. 471]

suint

SUINT. n. m. Liquide épais et gras qui suinte du corps des bêtes à laine. Le suint de la laine des moutons.

Laine en suint, Laine brute qui n'est pas débarrassée du suint.

suint


SUINT, s. m. SUINTEMENT, s. m. SUINTER, v. n. [Suein, monosyllabe; suein-teman, : 1er lon. 2e e muet au 2d, é fer. au 3e.] Suint, humeur épaisse, qui suinte, qui s'écoule presque imperceptiblement du corps des animaux. "Le suint de la laine des moutons. = Suinter se dit aussi des liqueurs et du vâse d'où elles coulent. "Du vin, qui suinte: ce toneau suinte, et des plaies, d'où sort l'humeur: "Cette plaie est fermée, mais elle suinte encôre. = Suintement, action de suinter. "Le suintement d'une plaie, etc.