syllepse

syllepse

n.f. [ du gr. sullêpsis, compréhension ]
Accord des mots dans la phrase selon le sens, et non selon les règles grammaticales : La phrase « Une personne me disait qu'un jour il avait eu une grande joie » comporte une syllepse.

SYLLEPSE

(sil-lè-ps') s. f.
Figure de grammaire qui règle l'accord des mots, non d'après les règles grammaticales, mais d'après les vues particulières de l'esprit. Exemple :
Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge, Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin, Comme eux vous fûtes pauvre, et comme eux orphelin [RAC., Athal. IV, 3]
Comme eux, se rapportant au pauvre au singulier, parce qu'on a dans l'idée toute la classe des pauvres et non pas tel ou tel pauvre. Syllepse du nombre, celle où les mots ne sont pas en rapport de nombre. On dit de même : syllepse du genre, syllepse de la personne.
On tente, on est tentée [VOLT., Prude, III, 6]
Tentée au féminin, parce que on désigne une femme.
Figure par laquelle un mot est employé à la fois au propre et au figuré.
La syllepse oratoire est une espèce de métaphore ou de comparaison, par laquelle un même mot est pris en deux sens dans la même phrase [DUMARSAIS, Tropes, II, 11]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. sylempsis ; qui vient du grec, comprendre, composé de deux mots signifiant avec et prendre.

syllepse

SYLLEPSE. n. f. T. de Rhétorique. Figure par laquelle le discours répond plutôt à notre pensée qu'aux règles grammaticales. Racine a usé d'une syllepse quand il a écrit : " Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge, Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin, Comme eux vous fûtes pauvre et comme eux orphelin ".

Il se dit aussi d'une Figure par laquelle un mot est employé à la fois au propre et au figuré. Il y a une syllepse dans cette phrase : Galatée est pour Corydon plus douce que le miel du mont Hybla.

Traductions

syllepse

silepsis