tablature

tablature

n.f. [ du lat. tabula, table ]
Notation musicale dont le principe repose sur l'utilisation de chiffres et de lettres indiquant l'emplacement des doigts sur l'instrument.

TABLATURE

(ta-bla-tu-r') s. f.
Ancien terme de musique. Pièce de musique qui est écrite sur un papier, qui est tirée à cinq ou six lignes, et qui est en notes, en chiffres ou en lettres pour servir à apprendre la musique vocale ou instrumentale. Voilà de la tablature pour la guitare. Enseigner par tablature. Entendre, savoir la tablature.
Si quelqu'un pouvait apprendre en un jour à jouer du luth excellemment, par cela seul qu'on lui aurait donné de la tablature qui serait bonne [DESC., Méth. VI, 11]
Ce Roussel était un des fins danseurs d'Angleterre, je veux dire pour les contredanses ; il en avait un recueil de deux ou trois cents en tablature qu'il dansait toutes à livre ouvert [HAMILT., Gramm. 8]
Tablature alphabétique, emploi des lettres de l'alphabet pour noter les parties du luth, de la guitare et de quelques instruments du même genre. Il s'est dit aussi d'un tableau qui représente un instrument à vent et à trous, et qui indique quels trous doivent être bouchés ou bien ouverts, pour former toutes les notes.
Fig. Ce qui sert d'enseignement (sens figuré qui a vieilli comme le sens propre).
Le dictateur a été le pédagogue des triumvirs, bien qu'il y ait eu quarante-six ans entre lui et eux ; la première proscription a été la tablature de la seconde : Sylla l'a bien pu ; pourquoi ne le pourrai-je pas ? [BALZ., Socrate chrét. 8]
Ne m'importunez plus de votre tablature ; Sans vos instructions je sais bien mon métier [CORN., Suiv. II, 1]
.... Surtout suivez ma tablature, Gardez toujours la bourse, et donnez à mesure [TH. CORN., Baron d'Albikrac, I, 5]
Il lui donnerait de la tablature sur cette matière, il est plus habile que lui là-dessus, il lui en remontrerait (locution qui a vieilli).
J'embrasse M. de Grignan premièrement, et suis fort aise qu'il ait la bonne foi d'avouer que je lui donne bien de la tablature pour savoir bien aimer [SÉV., 380]
Entendre la tablature, être rusé, capable de mener une intrigue.
Une lettre, Crispin ! - Ah ciel ! quelle aventure ! Le maître de musique entend la tablature [REGNARD, Fol. amour. II, 7]
Figurément et familièrement. Donner de la tablature à quelqu'un, lui causer de la peine, du souci, le mettre en cervelle.
C'était une petite personne dont la garde m'aurait donné bien de la tablature [LESAGE, Bachel. de Salam. VI, 8]
Voilà un visage qui donne sûrement de la tablature à la dame du logis [BOISSY, Franç. à Londres, sc. 16]
Sa première femme et la mienne nous ont donné, de leur vivant, un peu de tablature [LEGRAND, Métam. amour. sc. 5]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Je lui donnay de la tablature de M. le Grand ; je luy appris à tourner les talons en dedans, à cheminer en oye, et de pareille gravité [D'AUB., Conf. II, 1]

ÉTYMOLOGIE

  • Dérivé de table.

tablature

TABLATURE. n. f. T. de Musique. Notation musicale spéciale. Tablature de luth.

Fig. et fam., Donner de la tablature à quelqu'un, Lui donner de l'embarras, lui susciter quelque affaire fâcheuse.

tablature

Le ventre et la tablature d'un luc, ou autre instrument semblable, Testudo.

tablatûre


TABLATûRE, s. f. [3e lon. 4ee muet.] Arrangement de plusieurs lettres ou marques sur des lignes, pour marquer le chant à ceux qui chantent, ou qui jouent des instrumens. = On dit proverbialement, doner de la tablatûre à quelqu' un; ce qui signifie deux chôses: 1°. Lui doner de l'embarras, du fil à retordre. "Je lui ai doné bien de la tablatûre. "2°. Être plus habile que lui et lui doner de la peine pour nous égaler: il donerait de la tablatûre aux plus habiles. "Je suis fort aise que Mr. de Grignan avoûe que je lui done de la tablature pour savoir bien vous aimer. Qu'il essaye un peu de chanter sur ce ton, principalement pour le soin de votre santé. Sév. La métaphôre est soutenûe.

Traductions

tablature

tablatura