taillon

TAILLON1

(ta-llon, ll mouillées, et non ta-yon) s. m.
Ancien terme de finances. Imposition de deniers qui était comme un supplément de la taille.
Un brave laboureur.... qui, après avoir payé la taille, le taillon, les aides et gabelles, le sou pour livre, la capitation et les vingtièmes, ne se trouvait pas puissamment riche au bout de l'année [VOLT., Jeannot et Colin.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    De cette contribution et taillon, l'une partie est employée à bien boyre, l'aultre à bien manger [RAB., Pant. IV, 51]
    Les gendarmes, se contentans des fournitures portées par les ordonnances du taillon [CARLOIX, III, 16]

ÉTYMOLOGIE

  • Taille.

TAILLON2

(ta-llon, ll mouillées) s. m.
Partie taillable ou taillée d'une plume à écrire.

ÉTYMOLOGIE

  • Tailler. Au XVIe siècle, taillon se disait pour morceau.
    Ung gros cervelat, anticipant devant le front de leur bataillon, le voulut saisir à la gorge : par Dieu, dit Gymnaste, tu n'y entreras qu'à taillons ; ainsy entier ne pourroys tu [RAB., Pant. IV, 41]

taillon

TAILLON. s. m. Imposition de deniers, qui se levait anciennement de la même manière que la taille, et qui en était comme un supplément. Receveur général, receveur particulier du taillon. Le taillon était affecté au payement de la gendarmerie.

tâillon


TâILLON, s. m. [Tâ-glion: mouillez les ll.] Imposition de deniers, qui se lève comme la tâille. "Payer la tâille et le tâillon.