taire


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taire

v.t. [ anc. fr. taisir, du lat. tacere, se taire ]
1. Ne pas dire ; passer sous silence : Je préfère taire le nom de cette personne
2. Litt. Ne pas laisser apparaître un sentiment ; dissimuler : Il a tu son amour pendant toutes ces années
Faire taire,
imposer silence à : Faire taire l'opposition ; empêcher de se manifester : Faire taire son chagrin.

se taire

v.pr.
1. Garder le silence ; s'abstenir de parler : Tais-toi, j'écoute ce qu'il dit !
2. Ne pas divulguer un secret : Ne lui confie rien, elle ne sait pas se taire.
3. Ne plus faire de bruit : Les oiseaux se sont tus.

taire


Participe passé: tu
Gérondif: taisant

Indicatif présent
je tais
tu tais
il/elle tait
nous taisons
vous taisez
ils/elles taisent
Passé simple
je tus
tu tus
il/elle tut
nous tûmes
vous tûtes
ils/elles turent
Imparfait
je taisais
tu taisais
il/elle taisait
nous taisions
vous taisiez
ils/elles taisaient
Futur
je tairai
tu tairas
il/elle taira
nous tairons
vous tairez
ils/elles tairont
Conditionnel présent
je tairais
tu tairais
il/elle tairait
nous tairions
vous tairiez
ils/elles tairaient
Subjonctif imparfait
je tusse
tu tusses
il/elle tût
nous tussions
vous tussiez
ils/elles tussent
Subjonctif présent
je taise
tu taises
il/elle taise
nous taisions
vous taisiez
ils/elles taisent
Impératif
tais (tu)
taisons (nous)
taisez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais tu
tu avais tu
il/elle avait tu
nous avions tu
vous aviez tu
ils/elles avaient tu
Futur antérieur
j'aurai tu
tu auras tu
il/elle aura tu
nous aurons tu
vous aurez tu
ils/elles auront tu
Passé composé
j'ai tu
tu as tu
il/elle a tu
nous avons tu
vous avez tu
ils/elles ont tu
Conditionnel passé
j'aurais tu
tu aurais tu
il/elle aurait tu
nous aurions tu
vous auriez tu
ils/elles auraient tu
Passé antérieur
j'eus tu
tu eus tu
il/elle eut tu
nous eûmes tu
vous eûtes tu
ils/elles eurent tu
Subjonctif passé
j'aie tu
tu aies tu
il/elle ait tu
nous ayons tu
vous ayez tu
ils/elles aient tu
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse tu
tu eusses tu
il/elle eût tu
nous eussions tu
vous eussiez tu
ils/elles eussent tu

taire


Participe passé: tu
Gérondif: taisant

Indicatif présent
je tais
tu tais
il/elle tait
nous taisons
vous taisez
ils/elles taisent
Passé simple
Imparfait
je taisais
tu taisais
il/elle taisait
nous taisions
vous taisiez
ils/elles taisaient
Futur
je tairai
tu tairas
il/elle taira
nous tairons
vous tairez
ils/elles tairont
Conditionnel présent
je tairais
tu tairais
il/elle tairait
nous tairions
vous tairiez
ils/elles tairaient
Subjonctif imparfait
je tusse
tu tusses
il/elle tût
nous tussions
vous tussiez
ils/elles tussent
Subjonctif présent
je taise
tu taises
il/elle taise
nous taisions
vous taisiez
ils/elles taisent
Impératif
tais (tu)
taisons (nous)
taisez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais tu
tu avais tu
il/elle avait tu
nous avions tu
vous aviez tu
ils/elles avaient tu
Futur antérieur
j'aurai tu
tu auras tu
il/elle aura tu
nous aurons tu
vous aurez tu
ils/elles auront tu
Passé composé
j'ai tu
tu as tu
il/elle a tu
nous avons tu
vous avez tu
ils/elles ont tu
Conditionnel passé
j'aurais tu
tu aurais tu
il/elle aurait tu
nous aurions tu
vous auriez tu
ils/elles auraient tu
Passé antérieur
j'eus tu
tu eus tu
il/elle eut tu
nous eûmes tu
vous eûtes tu
ils/elles eurent tu
Subjonctif passé
j'aie tu
tu aies tu
il/elle ait tu
nous ayons tu
vous ayez tu
ils/elles aient tu
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse tu
tu eusses tu
il/elle eût tu
nous eussions tu
vous eussiez tu
ils/elles eussent tu

TAIRE

(tê-r') , je tais, tu tais, il tait, nous taisons, vous taisez, ils taisent ; je taisais ; je tus ; je tairai ; je tairais ; tais, qu'il taise, taisons, taisez, qu'ils taisent ; que je taise, que nous taisions ; que je tusse ; taisant v. a.
Ne pas dire, cacher.
M. le Tellier seul, disaient les factieux, savait dire et taire ce qu'il fallait [BOSSUET, le Tellier.]
On les croit insensibles [les âmes vertueuses], parce que non seulement elles savent taire, mais encore sacrifier leurs peines secrètes [ID., Mar.-Thér.]
Il tire d'un déserteur, d'un transfuge, d'un prisonnier, d'un passant, ce qu'il veut dire, ce qu'il veut taire, ce qu'il sait, et, pour ainsi dire, ce qu'il ne sait pas [ID., Louis de Bourbon.]
En publiant ses magnificences [du Messie], ils [les prophètes] ne taisent pas ses opprobres [ID., Hist. II, 4]
La grande maxime, ou, pour mieux parler, le grand abus de la science du monde, est de taire les vérités désagréables [BOURDAL., 4e dim. après Pâq. Dominic. t. II, p. 135]
Sénat, j'ai vu le crime, et j'ai tu les complices [VOLT., Rome sauv. IV, 6]
Je n'ai pas entrepris mes confessions pour taire mes sottises [J. J. ROUSS., Confess. X]
Vous ne pouvez rien taire ; un peu de discrétion est bien rare aujourd'hui [P. L. COUR., 2e lett. partic.]
Se taire, v. réfl. S'abstenir de parler. Elle s'est tue ; ils se sont tus après quelques moments.
Il est bon de parler et meilleur de se taire ; Mais tous deux sont mauvais alors qu'ils sont outrés [LA FONT., Fabl. VIII, 10]
Quels seront nos gémissements à la vue de ce tombeau, où tous ensemble nous ne voyons plus que l'inévitable néant des grandeurs humaines ? taisons-nous ; ce n'est pas des larmes que je veux tirer de vos yeux [BOSSUET, Mar.-Thér.]
Il y a certaines gens qui apprennent toute leur vie à parler, et qui devraient peut-être se taire toute leur vie [MALEBR., Rech. vér. V, 11]
Celui qui ne sait pas se taire sur un secret [FÉN., Tél. XXIV]
Il se tait et fait le mystérieux sur ce qu'il sait de plus important, et plus volontiers encore sur ce qu'il ne sait pas [LA BRUY., VIII]
Sacrés prélats de nos Gaules, combien de fois le vîtes-vous dans vos assemblées ignorer l'art nouveau de se taire ! [MASS., Or. fun. Villars.]
Quand un homme n'a rien à dire de nouveau, que ne se tait-il ? [MONTESQ., Lett. pers. 66]
On peut souvent appliquer ce que M. Royer-Collard disait d'un orateur maladroit : Il a manqué une belle occasion de se taire [LEGOARANT, ]
Fig.
Quoi ! même vos regards ont appris à se taire [RAC., Brit. II, 6]
Ne pas exhaler son chagrin.
Si tant de mères [qui ont perdu leurs enfants] se sont tues, Que ne vous taisez-vous aussi ? [LA FONT., Fabl. x, 13]
La douleur qui se tait n'en est que plus funeste [RAC., Andr. III, 3]
Ne pas divulguer un secret.
La femme.... Crut la chose, et promit ses grands dieux de se taire [LA FONT., Fabl. VIII, 6]
Elle est fort heureuse du parti qu'on lui offre, et dont elle est demeurée d'accord ; c'est de se taire très religieusement : et, moyennant cela, on ne la poussera pas à bout [SÉV., 14]
Quiconque ne sait pas se taire est indigne de gouverner [FÉN., Tél. III]
Se taire de, passer sous silence.
On parle d'eaux, de Tibre et l'on se tait du reste [CORN., Cinna, IV, 4]
Il est assez de geais à deux pieds.... Je m'en tais, et ne veux leur causer nul ennui [LA FONT., Fabl. IV, 9]
C'est bien la moindre chose que je vous doive, après m'avoir sauvé la vie, que de me taire devant vous d'une personne que vous connaissez, lorsque je ne puis en parler sans en dire du mal [MOL., Festin, III, 4]
Romains, j'aime la gloire, et ne veux point m'en taire [VOLT., Catil. v, 2]
Ne pouvoir se taire d'une chose, céder à un sentiment qui porte à publier une chose.
C'est avoir bien de la langue de ne pouvoir se taire de ses propres affaires [MOL., Scapin, III, 4]
On me mande que Mme de Valavoire est à Paris, qui dit des biens de vous inimaginables ; elle ne se peut taire de votre beauté, de votre civilité, de votre esprit, de votre capacité [SÉV., 10 juin 1671]
Être passé sous silence. Un pareil fait ne peut se taire.
Votre infidélité ne saurait plus se taire [TH. CORN., Ariane, I, 3]
En parlant des animaux et des choses, cesser de faire du bruit. Les oiseaux se taisent dans les airs.
Dans ces superbes allées [de Chantilly], au bruit de tant de jets d'eau qui ne se taisaient ni jour ni nuit [BOSSUET, Louis de Bourbon.]
En même temps les vents se turent [FÉN., Tél. XXIV]
Tout se calme à l'instant, les foudres se sont tus [DELILLE, Parad. perdu, X]
Maintenant tout dormait sur sa bouche glacée ; Le souffle se taisait dans son sein endormi [LAMART., Sec. Méditations, 22]
Fig. Ne pas parler, avec un nom de choses pour sujet.
Quoi ! l'univers se tait sur le destin d'Égiste ! [VOLT., Mérope, II, 1]
Il est vrai que l'histoire se tait sur le partage fait par Clovis du territoire de la Gaule [LÉVESQUE, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. v, p. 232]
Fig. Cesser d'avoir de l'influence, de se faire sentir.
Il faut que les sens et les passions se taisent, si l'on veut entendre la parole de la vérité [MALEBR., Rech. vér. IV, 11]
Placé ainsi sur le trône de l'éloquence, il [Bossuet] vit, ce qui peut-être ne s'était jamais vu entre auteurs, la jalousie de tous ses contemporains se taire devant lui [D'OLIVET, Hist. Acad. t. II, p. 76, dans POUGENS]
Le père en lui se tait, et le Romain l'emporte [DELILLE, Én. VI]
10° Se soumettre.
Quand vous verrez les rois tomber à vos genoux, Et la terre en tremblant se taire devant vous [RAC., Alex. III, 6]
Tous les Romains se sont tus devant moi [MONTESQ., Dial. de Sylla.]
11° Faire taire (avec ellipse du pronom personnel), imposer silence, réduire au silence. Faites taire ce bavard.
Il [Théodose] appuya la religion, il fit taire les hérétiques [BOSSUET, Hist. I, 11]
Je dois employer mon crédit pour obliger le roi à faire taire tout le monde [MAINTENON, Lett. au cardin. de Noailles, 3 avril 1697]
Les dieux, qui m'inspiraient, et que j'ai mal suivis, M'ont fait taire trois fois par de secrets avis [RAC., Mithr. IV, 2]
Que dirai-je de ce personnage [Bossuet] qui a fait parler si longtemps une envieuse critique et qui l'a fait taire ? [LA BRUY., Disc. de récep.]
Quelques personnes qu'on appelle dévotes se sont élevées contre les Calas ; mais, pour la première fois, depuis l'établissement du fanatisme, la voix des sages les a fait taire ? [VOLT., Pol. et lég. Lett. à d'Alemb. sur les Calas.]
Faire taire le canon de l'ennemi, le mettre hors d'état de tirer.
Le canon des ennemis est très bien servi ; mais on prétend que nos batteries, qui seront bientôt en état, le feront taire [PELLISSON, Lett. hist. t. III, p. 383]
Fig. et dans le langage soutenu.
Si je n'ai pas fait taire mon âme, si je n'ai pas imposé silence à ces flatteuses pensées qui se présentent sans cesse pour enfler nos cœurs [BOSSUET, Mar.-Thér.]
L'un [Turenne], par de vifs et continuels efforts, emporte l'admiration du genre humain et fait taire l'envie [ID., Louis de Bourbon.]
Jules.... Qui fit taire les lois dans le bruit des alarmes [RAC., Bérén. II, 2]
Un prodige étonnant fit taire ce transport [ID., Iphig. I, 1]
Elles [les paroles de Mentor] étaient semblables à ces paroles enchantées qui tout à coup, dans le profond silence de la nuit, arrêtent au milieu de l'Olympe la lune et les étoiles, calment la mer irritée, font taire les vents et les flots, et suspendent le cours des fleuves rapides [FÉN., Tél. X]
12° S. m. Le franc taire, la liberté de se taire (mot formé à l'imitation de franc parler).
Il n'est pas permis longtemps d'y garder son franc taire ; car ceux qui y parlent ne veulent être écoutés que par des gens qui les applaudissent [BERN. DE ST-PIERRE, dans le Dict. de BESCHERELLE, au mot FRANC-TAIRE]

PROVERBE

    Qui se tait consent, et, plus souvent, qui ne dit mot consent.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Respunt li reis : ambdui [tous deux] vos en taisez [, Ch. de Rol. XVIII]
    Tais, Oliviers, li quens Rolans respunt [, ib. LXXVIII]
  • XIIe s.
    Douce dame, je ne vous os [ose] rover [demander] Ce dont amours ne me rove pas taire [, Couci, II]
    De peu me sert que me veut conforter D'autrui amer ; mieux me vaudroit taisir [, ib. xx]
    Ici de Charlemaine [je] me doi ore bien taire [, Sax. XXX]
    Ne fis dunques dissemblant ? ne moi touge dunkes ? ne moi cessai ge dunkes ? [, Job, p. 471]
  • XIIIe s.
    En France se croisa Hevelons li vesques de Soissons.... Enguerrans de Boves, Robers ses freres et maint autre baron dont li livres se taist ores [VILLEH., V]
    Que ceste chose soit si teüe et celée [, Berte, XVI]
    Dolente fu la dame, mout fu taisans et mue [, ib. LXXX]
    La roïne se teut atant, et rentra en sa cambre, et pensa com elle poroit faire [, Chr. de Rains, 32]
    Dist en avez vostre plaisir, S'avez perdu un biau taisir [, Ren. 8832]
    Nus fox ne scet sa langue taire [, la Rose, 4750]
    Li oisel qui se sunt teü Tant cum il ont le froit eü [, ib. 67]
    N'en quier plus parler, je m'en tès [, ib. 5444]
    Il est tenu et gardé à droit, que les lois soient abatues par desacostumance, non pas solemant par l'aide de celui qui fet la loi, mès par le taire et par le consentement de toz [, Liv. de jost. 6]
    Et si se turent li flot [, Psautier, f° 133]
    Tulles [Cicéron] dit que cil qui se taist est semblables à celui qui conferme [BRUN. LATINI, Trésor, p. 544]
  • XIVe s.
    Pour ce chaicun se devroit taire, Qui ne sceit très bien la matiere Comme Bretaigne fut soubmise [, Le liv. du bon Jeh. 1625]
  • XVe s.
    Qui de tout se taist de tout a paix [GERSON, Harangue au roi Charles VI, p. 17]
    Elle taisoit qu'elle fust cause de la dilasion [LOUIS XI, Nouv. LXXXVI]
  • XVIe s.
    Je l'ay taisé.... quand viendra le temps de le dire, se pourra faire [, Lett. de Louis XII, t. III, p. 26, dans LACURNE]
    Je vous declarerai un secret, dont le taire me met en tel estat que vous voyez [MARG., Nouv. XI]
    Il s'y treuve plusieurs advis qui valent mieulx teus que publiez aux foibles esprits [MONT., II, 348]
    Plus apprend qui se taist que qui parle hault et brait [GENIN, Récréat. t. II, p. 247]
    Bien dire fait rire, bien faire fait taire [COTGRAVE, ]
    Fols sont sages quand ils se taisent [ID., ]
    Quand d'autruy parler tu voudras, regarde toy, et te tairas [ID., ]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, taiser ; provenç. taser, taiser ; ital. tacere ; du latin tacere, qu'on rapproche du germanique : goth. thahan, anc. haut-all. dagên, suéd. tiga. La forme régulière est taisir, taiser, du lat. tacere ; mais la forme taire indique une très ancienne accentuation vicieuse tacère ; comparez plaire et plaisir.

taire

TAIRE. (Je tais, tu tais, il tait; nous taisons, vous taisez, ils taisent. Je taisais. Je tus. Je tairai. Je tairais. Tais; taisons, taisez. Que le taise. Que je tusse. Taisant. Tu.) v. tr. Ne pas dire. Il vous a bien dit telle chose, mais il vous en a tu beaucoup d'autres. C'est un homme sûr et qui ne dit jamais rien de ce qu'il faut taire.

SE TAIRE signifie Garder le silence, s'abstenir de parler. Après avoir dit cela, il se tut. Il y a temps de parler et temps de se taire. Ils se sont tus après quelques moments. Avec ellipse du pronom, Faites taire cet enfant.

Fam., Il a manqué une belle occasion de se taire, Il a parlé mal à propos, il s'est fait du tort en parlant.

Se taire sur quelque chose ou simplement Se taire, Ne pas divulguer un secret. Il se tut sur ce que le hasard lui avait fait découvrir. Il promit de se taire.

Ne pouvoir se taire d'une chose, La publier partout, en parler sans cesse. Il ne peut se taire sur le service, du service que vous lui avez rendu. Je ne puis m'en taire.

Fig., Il a fait taire son ressentiment, Il l'a maîtrisé, il l'a oublié dans telle occasion. On dit de même : En de telles circonstances, tous les ressentiments doivent se taire.

SE TAIRE signifie aussi Ne pas faire de bruit; en ce sens, il se dit des Animaux, et généralement de tout ce qui est capable de faire du bruit. Faites taire ces chiens. La mer et les vents se turent à la voix de JÉSUS-CHRIST.

Notre canon a fait taire celui de l'ennemi, Il a mis celui de l'ennemi hors d'état de continuer à tirer.

taire

Taire, ab infinitiuo Tacere, auferendo c, quasi Taere.

Se taire, Tacere, Conticere, Conticescere, Obticere, Facere finem sermoni, Silere, Silentium facere, Silentium dare, In silentium descendere, Immutescere, Obmutescere, Vocem premere, Consilere, Comprimere vocem.

Se taire d'aucune chose, et n'en dire mot, Mussitare, Praetermittere silentio rem aliquam, Reticere, Agere silentium de re aliqua.

Se taire quand il est temps, Se taire quand il y a danger de parler, Temporis gratia conticescere. B.

Qui se sçavent bien taire quand il en est temps, Qui linguis fauere norunt in articulo. B.

Se pourra on taire de, etc. Tacita esse poterit indignitas nostra?

Ne te veux tu point taire, te deporter, ou cesser? Pergin'?

Tais toy? Desine, vel Desinas, Quiesce, vel Quiescas, Nos missos face, Tace.

Faire taire tout le monde, Facere silentium.

Faire taire une personne, Ad infantiam redigere. B.

De qui on se doibt taire, Tacendus.

Je me tay de Neron, Neronem transeo.

Qui se taist, Tacens, Tacitus.

On se taist, Siletur.

De qui on se taist, et ne parle on point, Tacitus.

Encore que je me taise de ce qui est ja fait, que je ne die mot, ne peut pas un chascun etc. Verum vt haec missa faciam quae iam facta sunt, ex his quae nunc maxime fiunt, nonne quiuis potest intelligere, omnium architectum et machinatorem esse Chrysogonum?

Il fut crié que chascun se teust, Silentium factum est per praeconem.

On se teut, Silentium aliquandiu tenuerunt.

Il se teut incontinent, Mutus ilico.

Faire taire, Silentium alicui imponere.

taire


TAIRE, v. act. [tère: 1reè moy. et long, 2e e muet.] Je tais; nous taisons, je taisois ou taisais; je tus; j'ai tu; je tairai; je tairois ou tairais; tais; qu' il taise; taisez, que je taise; je tusse; taisant; tu. = Ne dire pas. "Il vous a tu ce qu'il y avait de principal. "Il sait taire ce qu'il faut taire.
   Ma curiosité redouble à ce mystère,
   Je vous conjure encor de ne me plus rien taire.
       LE FLATEUR.
= V. n. "On ne saurait le faire taire Faites taire ces enfans, (et par extension) ces chiens: notre canon a fait taire celui des énemis. = V. réc. "Il y a tems de parler et tems de se taire. Aprês avoir dit cela, il se tut, il s'est tu.
   ......Monsieur, je m'aperçoi
   Que vous faites façon de parler devant moi;
   Je me retire. - - Non, il n'est pas nécessaire,
   Et je ne veux ici qu'admirer et me taire.
       DEST. Le Glorieux.
= Ne pouvoir se taire d'une chôse; la publier par-tout: "Il ne peut se taire du service que vous lui avez rendu. Il ne pouvoit s'en taire ni moi me lasser de l'écouter. Sév.
   Romains, j'aime la gloire, et je ne puis m' en taire,
   Des travaux des humains, c'est le digne salaire.
       Cicéron.
Rem. Le passif de ce verbe est peu usité. "Il serait bien étonant que ces circonstances eussent été ignorées ou tûes de tous ceux qui, etc. Moreau. = Se taire au figuré. "Le bruit seul des armes se fit entendre: les lois se tûrent. RAYN.

Traductions

taire

verschweigenachterhouden, stilhouden, verzwijgen, stilzwijgendvoorbijgaanaan, stilzwijgend voorbijgaan aanshut up, tail off, callar, callarse, withholdכיחד (פיעל), כִּחֵדagterhouprisilentimembungkam, membungkam diri, mendiamkan静かである, 黙っているмолчатьαποσιωπώtacere (tɛʀ)
verbe transitif
1. ne pas dire taire un secret
2. empêcher qqn de parler

taire

[tɛʀ]
vt [+ secret, nom] → to keep to o.s.
vi
faire taire qn (lit) → to make sb be quiet (fig) [+ témoin, détracteur] → to silence sb [tɛʀ]
vpr/vi
(= s'arrêter de parler) → to fall silent, to stop talking
(= ne pas parler) → to be silent, to be quiet
tais-toi! → be quiet!
taisez-vous! → be quiet!
(= s'abstenir de s'exprimer) → to keep quiet
vpr/pass (littéraire) [bruit, voix] → to stop