tan

tan

[ tɑ̃] n.m. [ du rad. gaul. tann-, chêne ]
Écorce de chêne moulue servant au tannage des peaux.

TAN

(tan) s. m.
Écorce pulvérisée du chêne, du sumac, du châtaignier, etc. qu'on emploie à tanner les peaux. Moulin à tan.
On pourrait éviter de renouveler le tan, en l'arrosant avec de l'eau chargée de tannin, lorsqu'il serait épuisé de ce principe [THENARD, Traité de chim. t. III, p. 682]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Por poi n'afol quant g'i entan ; Ne m'estuet pas taner en tan ; Quar le resveil Me tane assez quant je m'esveil [RUTEB., 16]

ÉTYMOLOGIE

  • Origine incertaine. Frisch le tire de l'allem. Tanne, sapin ; Diefenbach, du bas-breton, tanu, chêne ; en gaélique, tionas, en irlandais, tionus, signifient une tannerie. Ce dernier mot convient mieux, parce que c'est plutôt avec l'écorce du chêne qu'avec celle du sapin que se fait le tan. Le mot est ancien ; car on trouve le verbe tanare dans les Gloses d'Erfurt.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • TAN. Ajoutez :
  • Arbre à tan, le weinmannia macrostachya, à l'île Maurice [BAILLON, Dict. de bot. p. 248]

tan

TAN. n. m. Écorce pulvérisée du chêne et de quelques autres arbres, dont on se sert pour le traitement des cuirs. Moulin à tan. Écorcer de jeunes chênes pour faire du tan.

tan

Tan, m. Est la pouldre d'escorce de chesne moulue et brayée, et reduicte à force de coups de pilons pesants soubslevez et baissez avec une rouë, tournée par courant ou cheute d'eauë, ou à force de cheval, ou de bras, de laquelle pouldre les taneurs couldrent et tanent les cuirs tant au couldroir qu'en la fosse, ce qui les affermist, endurcist et teinct de la couleur blasphastre dont ils sont avant qu'ils passent par la main du bauldroyeur, Puluis coriaria ex quercus cortice confecta ad solidanda coria, voyez Coudrer.

tan


TAN, s. m. Écorce de chêne moulûe, avec laquelle on prépare les grôs cuirs; et c'est ce qu' on apèle taner. = Tanerie est le lieu où l' on tane les cuirs.

Traductions