tartufe

tartufe

ou

tartuffe

n.m. [ it. Tartufo, nom d'un personnage de comédie ]
1. Vx Faux dévot.
2. Personne fourbe, hypocrite.

TARTUFE

(tar-tu-f') s. m.
Personnage d'une célèbre comédie de Molière.
Molière [qui alors allait faire des lectures de sa pièce] avec Tartufe y doit jouer son rôle [BOILEAU, Sat. III]
Le Tartufe, qui était une satire des dévots et surtout de la morale des jésuites, alors tout-puissants, a été joué par la protection d'un premier gentilhomme de la chambre, et est resté au théâtre pour toujours [VOLT., Lett. Richelieu, 27 sept. 1769]
Il avait pour oncle un autre abbé de Roquette, évêque d'Autun, qui, par son zèle de commande et sa dévotion politique, eut l'honneur, dit-on, de fournir à Molière l'heureux original d'après lequel il a peint le précieux tableau du Tartufe [D'ALEMB., Élog. de Roq.]
Certainement l'ensemble du Tartufe est de main de maître.... toutefois.... je n'hésite pas à dire que, si la pièce eût été faite de mon temps, je n'en aurais pas permis la représentation [NAPOLÉON, Mémorial, éd. de 1842, t. II, p. 128]
Faux dévot, hypocrite, coquin se servant du manteau de la religion (avec un t minuscule). [Molière] un athée et en même temps un tartufe achevé, DE ROCHEMONT, [pseudonyme], Observ. sur le Festin de Pierre, Paris 1665 [époque où les premiers actes de Tartufe avaient de la célébrité, bien que la pièce n'eût pas encore été jouée].
Molière a si bien peint ce caractère [de l'hypocrite] dans la personne de Tartufe, et a rendu ce caractère tellement propre à Tartufe que notre langue s'est trouvée enrichie de ce mot, et que Tartufe, nom propre, est devenu par figure un nom commun ; de sorte que l'on dit aujourd'hui d'un hypocrite et d'un faux dévot, c'est un tartufe [DUMARS., Œuv. t. III, p. 289]
Tartufe de mœurs, homme vicieux qui affecte de grands principes de morale.

REMARQUE

  • Tartuf, orthographe que La Fontaine a donnée, par licence poétique, au mot tartufe.
    C'étaient [chat et renard] deux vrais tartufs, deux archipatelins [LA FONT., Fabl. IX, 14]

ÉTYMOLOGIE

  • Molière, qui écrit Tartuffe, a emprunté ce mot à l'italien ; Tartufo se trouve dans le Malmantile de Lippi avec le sens d'homme à esprit méchant ; le Malmantile circulait manuscrit en France avant le Tartufe (voy. Génin, Récréat. t. I, p. 292). Tartufo est la contraction de tartufolo, une truffe.

tartufe

TARTUFE. n. In. Faux dévot, hypocrite, par allusion à la comédie de Molière. C'est un dangereux tartufe. Un vrai tartufe.

tartufe


TARTUFE, s. m. Faux dévot, hypocrite. Molière a enrichi la Langue de ce mot. La Fontaine dit tartuf.
   C'étoient deux vrais tartufs, deux archipatelins.
La mesure du vers lui a fait retrancher l'e final. = On apèle, en style plaisant, tartuferie, une action, ou un maintien de Tartufe.

Traductions

tartufe

עיט צבוע (ז), צבוע (ת)