tribune

tribune

n.f. [ lat. tribunal ]
1. Emplacement surélevé d'où un orateur s'adresse à une assemblée : Tous les élus de la région sont sur la tribune estrade
2. (Souvent pl.) Gradins, d'où l'on regarde une course de chevaux, une manifestation sportive : Le journaliste se trouve dans les tribunes du stade.
3. Galerie surélevée réservée à certaines personnes dans une grande salle, un édifice cultuel : Une tribune permet aux invités d'assister aux débats.
Tribune libre,
rubrique de journal, émission de radio ou de télévision où une personnalité expose son opinion en n'engageant que sa responsabilité.

TRIBUNE

(tri-bu-n') s. f.
Lieu élevé d'où les orateurs grecs et romains haranguaient le peuple. Monter à la tribune.
La tribune aux harangues était une espèce d'échafaud solidement établi et à demeure, avec un siége pour les magistrats, qui seuls avaient droit d'y monter et d'y haranguer le peuple [BOUCHAUD, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. v, p. 132]
Aujourd'hui, dans les assemblées délibérantes, lieu élevé d'où parlent les orateurs. La tribune de la chambre des députés.
Que de périls la tribune orageuse Offre aux vertus qui l'osent affronter ! [BÉRANG., Malade.]
L'exposé sur notre situation morale que le ministre de la police générale [Fouché] apportait à la tribune [VILLEMAIN, Souv. contemp. les Cent-Jours, X]
L'éloquence de la tribune, le genre d'éloquence propre aux débats des assemblées politiques.
L'éloquence n'a plus de tribune ; mais la chaire en est une encore pour cette morale sublime que rend plus pure et plus touchante la sainteté de ses motifs [MARMONTEL, Œuv. t. x, p. 105]
La tribune sacrée, la chaire où montent les ecclésiastiques pour parler au peuple.
Votre fils est bègue, ne le faites pas monter à la tribune ; votre fille est née pour le monde, ne l'enfermez pas parmi les vestales [LA BRUY., II]
Lieu élevé et réservé dans les églises, dans les grandes salles d'assemblées publiques.
Mlle de Fontanges est d'une beauté singulière, elle paraît à la tribune comme une divinité ; Mme de Montespan de l'autre côté, autre divinité [SÉV., 397]
Elle avait un appartement dans un couvent de religieuses et une tribune à l'église des Capucins, mais avec autant de mystère que les femmes galantes de ce temps-là avaient de petites maisons [MARMONTEL, Mém. VI]
La tribune de la feue reine [Marie-Thérèse] avait toujours été vide et fermée depuis sa mort ; le roi ouvrit lui-même cette tribune, et fit entrer Mme de Maintenon [GENLIS, Mme de Maintenon, t. II, p. 240, dans POUGENS]
Fig.
Les affreux spectateurs [damnés] d'un affreux sénat [démons] prennent leurs rangs dans les tribunes brûlantes [CHATEAUBR., Mart. VIII]
Tribune d'orgues, grande tribune où est placé le buffet d'orgues, dans une église.
Balcon autour de la lanterne d'un dôme.
Dans les bibliothèques publiques, galerie ou balcon qui court autour des murs à moitié d'étage.
Dans la galerie des Offices, à Florence, salon où l'on a réuni les plus belles toiles et les plus belles sculptures ; c'est à l'imitation de cette tribune qu'on a fait le salon carré au Louvre.
Nous aurions composé avec ces maîtres si contestés alors, si admirés aujourd'hui, une sorte de tribune ou de salon carré romantique capable de se soutenir à côté des plus belles œuvres anciennes [TH. GAUTIER, Feuilleton du Journal officiel du 14 févr. 1870]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. tribuna, qui paraît provenir du latin tribunal, siége élevé.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • TRIBUNE. Ajoutez : - HIST. XVe s.
    Et s'en montent à mont en la tribune [, le Cérémonial des consuls, dans Revue des langues romanes, t. VI, p. 78]

tribune

TRIBUNE. n. f. Lieu élevé d'où les orateurs grecs et les orateurs romains haranguaient le peuple. La tribune aux harangues. Il monta à la tribune et parla au peuple.

Il se dit aujourd'hui, dans les Assemblées délibérantes, d'un Lieu élevé, d'une sorte d'estrade d'où parlent les orateurs. La tribune de la Chambre des députés, du Sénat. Les discours prononcés à la tribune, du haut de la tribune.

L'éloquence de la tribune, Le genre d'éloquence propre aux débats des assemblées politiques.

La tribune sacrée, La chaire où montent les ecclésiastiques pour parler au peuple. Il n'est que du style soutenu.

TRIBUNE se dit aussi d'un Lieu ordinairement assez élevé, où se mettent certaines personnes qui doivent occuper une place séparée, dans les églises, dans les lieux d'assemblée publique. La tribune des musiciens est mal placée. Il entendit la messe dans la tribune. Les tribunes publiques. Les tribunes réservées de la Chambre des députés. La tribune du corps diplomatique. La tribune des journalistes. Les tribunes d'un champ de courses.

Tribune d'orgues, Grande tribune où est placé le buffet d'orgues, dans une église.

Traductions

tribune

Tribüne, Chorrostrum, gallery, grandstand, speaker's platform, stand, platformtribune, forum, galerij, spreekgestoelte, stellageבימה (נ), במה (נ), דודכן (ז), טריבונה (נ), יציע (ז), קתדרה (נ), בִּימָה, בָּמָה, יָצִיעַ, קָתֶדְרָהtribunetribunotribunamimbartribunalpódio, tribunatribuntribunaФорум論壇포럼 (tʀibyn)
nom féminin
1. lieu où sont installés des gradins dans unstade la tribune des supporters
2. lieu surélevé d'où l'on parle au public monter à la tribune

tribune

[tʀibyn] nf
(= débat) → forum
(= estrade) → platform, rostrum
[église, tribunal] → gallery
[stade] → stand
tribune libre nf (PRESSE)opinion column