vade


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VADE

(va-d') s. f.
Terme du jeu de brelan et autres jeux. Somme avec laquelle un des joueurs ouvre le jeu. La vade est de cent francs.
Il s'est dit, en termes d'affaires et de commerce, de la part ou intérêt, que chaque personne d'une compagnie a dans une entreprise.
Fig. L'intérêt propre de chacun, la mise de chacun dans le monde.
Elle [Mme de Vins] m'aime un peu pour ma vade [SÉV., 6 déc. 1679]
Bezons fut outré d'être joué de la sorte, et ne le laissa pas ignorer à Mme la duchesse de Berry ; Mme de St-Simon, pour sa vade, lui dit son avis du procédé [SAINT-SIMON, 337, 173]
Afin de donner au régent un garde des sceaux en sa main, ferme, hardi, et qui, pour sa propre vade, se trouverait intéressé à ne pas ménager le parlement [ID., 480, 212]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le roy, le pape et le prince germain Jouent un jeu de prime assez jolie : D'arme est leur vade, et l'envy l'Italie ; Et le roy tient le grand poinct en sa main [ST GELAIS, 66]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. vada. C'est l'impératif italien vada, qu'il aille (voy. VAIS [je]).

vade

VADE. s. f. T. du Jeu de brelan et de certains autres jeux. La somme, quelle qu'elle soit, dont un des joueurs ouvre le jeu. La vade est de cent francs. La vade n'est que du fonds du jeu.

Fig. et fam., Dans cette affaire chacun est pour sa vade, Chacun y est pour son intérêt, pour son compte. Cette phrase est peu usitée.