valetaille

valetaille

[ valtaj] n.f.
Vx Ensemble des valets, des domestiques d'une maison.

VALETAILLE

(va-le-tâ-ll', ll mouillées, et non va-le-tâ-ye) s. f.
Terme collectif de dénigrement. Multitude de valets.
Maudite soit la valetaille qui ne saurait nous laisser en repos ! [MARIV., Jeux de l'am. et du has. II, 4]
L'insolence de la valetaille [DUCLOS, Œuv. t. VII, p. 78]
Toute cette valetaille du Palais, qui n'aime que le désordre, la confusion et le bruit [BACHAUMONT, Mém. t. XXXV, p. 420]
Il frisait ses moustaches à mon aspect, en articulant des mots russes qui provoquaient les rires de la valetaille [REYBAUD, Jér. Paturot, II, 16]
Fig.
C'est un instinct de nature, nous naissons valetaille [P. L. COUR., Lett. I, 126]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Varletaille [COTGRAVE, ]
    [d'Aubigné] ramassa quinze harcquebusiers desbendez, huict cavaliers et force valetailles, de quoy.... il fit la plus longue fisle qu'il peut [D'AUB., Mém. 1587]

ÉTYMOLOGIE

  • Valet, et la finale péjorative aille.

valetaille

VALETAILLE. n. f. Multitude de valets. Que faites-vous de toute cette valetaille? Il est péjoratif.

valetâille


VALETâILLE, s. f. VALETER, v. n. [Valetâ-glie, té: 2e e muet; 3e lon. au 1er, mouillez les ll, é fermé au second.] Valetâille, terme de mépris. Multitude de valèts. "Que faites-vous de cette valetâille? = Valeter, avoir une assiduité bâsse et servile auprès de quelqu'un par intérêt. "Il n'a fait que valeter toute sa vie. = Faire malgré soi des démarches pénibles et désagréables, pour obtenir ce qu'on souhaite. "Il a été obligé de valeter; on l'a fait valeter long-tems.