valeter

VALETER

(va-le-té. Le t se double quand la syllabe qui suit est muette : je valette, je valetterai, et non je valte, je valterai comme prononcent quelques-uns) v. n.
Terme familier. Être auprès de quelqu'un, et par intérêt, d'une assiduité basse et servile.
À valeter, à ramper, à faire mille bassesses [LESAGE, Guzm. d'Alf. II, 9]
Faire beaucoup de courses, de démarches qui donnent de la peine et demandent de la patience. Il m'a fallu valeter trois ans pour obtenir un emploi. Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Se rendre mal-plaisant et ennuyeux, à fin de ne sembler point servir ne valeter en amitié [AMYOT, Comment. disc. le flatt. 44]
    Il n'estoit pas raisonnable de le plus faire valeter ; car il avoit assez obey pour commander en son rang [CARL., V, 30]
    Varleter [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Valet. Norm. valter, s'agiter, faire beaucoup de pas et de démarches.

valeter

VALETER. v. intr. Avoir une assiduité basse et servile auprès de quelqu'un par intérêt. C'est une âme basse, il n'a fait que valeter toute sa vie. Il a vieilli et ne s'emploie plus guère que dans l'expression : Faire valeter quelqu'un, Abuser de la complaisance de quelqu'un pour lui faire faire des courses, des démarches nombreuses.

valeter

Valeter, id est, trop se faire valet, trop s'abaisser.