vanne

1. vanne

n.f. [ du bas lat. venna, treillage ]
Panneau mobile permettant de régler la circulation et le débit d'un fluide : Les vannes d'un barrage, d'une écluse.

2. vanne

n.f. [ de l'anc. fr. vanner, railler ]
Fam. Remarque, plaisanterie désobligeante : Il lui a lancé des vannes durant tout le repas.

vanne

(van)
nom féminin
paroi mobile qui permet de régler le passage d'un liquide ouvrir fermer les vannes d'un barrage

vanne

(van)
nom féminin
remarque moqueuse lancer des vannes à qqn

VANNE

(va-n') s. f.
Plateau mobile qui se lève et s'abaisse dans une écluse, dans un moulin, pour ouvrir ou fermer le passage à l'eau. Lever la vanne. Abaisser la vanne. Vanne plongeante, celle qui, placée à la partie supérieure du réservoir, ouvre le pertuis en s'abaissant. Vanne de travail, celle qui amène l'eau sur un moteur hydraulique. Vanne de décharge, celle qui sert à faire écouler l'eau en excès.
Eaux-vannes, eaux chargées de matières en dissolution et en suspension qu'on fait écouler hors des fosses d'aisance, des bassins à vidange, des sucreries, féculeries et d'autres établissements industriels

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Vennes, gords, pieux, moulins, pescheries [DU CANGE, venna.]

ÉTYMOLOGIE

  • Il y a dans la basse-latinité un mot des temps mérovingiens venna, vinna, qui signifie un lieu pratiqué dans une rivière pour arrêter et prendre le poisson, et qui se trouve souvent joint à moulin. Ce paraît être incontestablement l'origine de notre vanne ; il est très probablement d'origine germanique, sans qu'on puisse indiquer laquelle. Scheler au contraire voit dans vanne le féminin de van, la vanne ayant été ainsi dénommée par assimilation de forme

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. VANNE (va-n'), s. f. Ce qui provient du nettoyage des grains au moyen du van.
    M. Espitalier, croyant avoir affaire, en 1868, à des parties de terrain salé et ne connaissant pas alors le phylloxéra, traita les premiers points d'attaque, selon l'usage du pays [la Camargue], en répandant sur le sol de 500 à 700 mètres cubes de sable par hectare, qui était recouvert de vannes de blé pour le fixer [, Rapport de la commission du phylloxéra de l'Hérault, dans Journ. offic. 10 août 1874, p. 5742, 2e col.]

vanne

VANNE. n. f. Sorte de porte de bois dont on se sert aux moulins, aux écluses des rivières, etc., et qui se hausse ou se baisse pour laisser aller l'eau ou la retenir. Il faut lever la vanne pour faire tourner le moulin. Abaisser la vanne. Réparer les vannes. Vannes de décharge. Vannes de chasse.

vanne


VANNE, ou VANE, s. fém. VANEAU, s. m. VANER, v. act. VANERIE, s. fém. VANETTE, s. f. VANEUR, s. m. VANIER, s. m. [Vane, no, , nerie, nète, neur, nié: 2e e muet au 1er et au 4e, é fermé au 3e et au dern. è moyen au 5e.] Vane, espèce de porte de bois, dont on se sert aux moulins~, aux pertuis des rivières, etc. qui se hausse et se baisse, pour laisser aler l'eau, ou pour la retenir. "Lever, abaisser la vane. = Vaneau, oiseau de la grosseur d'un pluvier, et qui a une hupe noire sur la tête. = Vaner, nétoyer le grain, par le moyen du van: vaner du blé, de l'avoine, etc. = Vaneur, celui qui vane des grains. = Vanette, grand panier rond, plat et à petit bord, dont on se sert pour vaner l'avoine, avant que de la doner aux chevaux. = Vanier, qui travaille en osier, et fait des vans, des corbeilles, des hotes, des claies, etc. = Vanerie, Le métier, ou, la marchandise du Vanier.

Synonymes et Contraires

vanne

nom féminin vanne
Populaire. Plaisanterie méchante.
Traductions

vanne

וסת (ז), מגוף (ז), וַסָּת

vanne

gate

vanne

Ventil

vanne

ventil

vanne

ventil

vanne

밸브

vanne

ventil

vanne

วาล์ว

vanne

[van] nf
[barrage, écluse] → gate
(= remarque) → dig >, crack >
lancer une vanne à qn → to have a go at sb (Grande-Bretagne) >, to knock sb >