vantance

VANTANCE

(van-tan-s') s. f.
Archaïsme. Action de vanter.
C'est une sorte de vantance d'amitié, que de la vouloir exalter par la jalousie [SAINT FRANÇOIS DE SALES, Introduction à la vie dévote, III, 38]
Ces vantances affaiblissent et font mettre en doute les vrais périls [CHATEAUBRIAND, Mémoires d'outre-tombe, éd. Bruxelles, t. V, Journée militaire du 28 juillet (vers la fin de la section)]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et je puis bien faire voire vantance Que je fais plus pour Dieu que nus amans [, Romancero, p. 95]
  • XIVe s.
    Une vertu moienne est opposée à vantance ou vanterie [ORESME, Éth. 133]
  • XVe s.
    Seigneurs, tost vous voy repentir De faire ce que disiez ; Vos vantances devisiez, Et maintenant voulez tuit fuire [, la Passion N. S. J.-C]
  • XVIe s.
    La vantance qui semble tousjours estre attachée aux propres tesmoignages [MONT., II, 60]